Une étude fait un état des lieux de l’utilisation de la contraception par les Françaises



Une étude, intitulée "Fecond", réalisée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) et l’Institut national d’étude démographique (INED), a permis de réaliser un état des lieux de l’utilisation de la contraception par les Françaises. Elle a été menée auprès de 5275 femmes âgées de 15 à 49 ans et auprès de 1011 médecins généralistes et gynécologues.

Cette étude révèle que "la pilule reste en 2010 la méthode de contraception la plus utilisée en France : une femme de 15-49 ans sur deux l’utilise".  "La proportion de femmes y ayant recours tend à diminuer depuis le début des années 2000 [-4,6%]", mais « cette baisse est globalement compensée par l’adoption de nouvelles méthodes hormonales pour 4% des femmes en 2010".
Plus précisément, et selon l’âge, "le recours à la pilule a diminué de façon différente". Ainsi, chez les 20-24 ans, "cette baisse n’est pas compensée par d’autres méthodes contraceptives". Selon les auteurs de l’étude, la diminution de l’utilisation de la pilule chez les 20-24 ans (-10,4%), aurait entre autre pour origine la "dégradation de la situation économique" des jeunes femmes puisque "leur taux de chômage a quasiment progressé de 5 points en dix ans" et "le recours à la pilule peut représenter un budget important, surtout lorsque l’on se voit prescrire des marques non remboursées".
"Chez les jeunes de 18-19 ans, la baisse (-4,4%) s’accompagne d’un recours plus fréquent au préservatif et aux nouvelles méthodes hormonales [et] chez les femmes de 25-29 ans, cette baisse (-5,8%) est largement compensée par ce recours (+6,9%)". Enfin, les auteurs de l’enquête soulignent que "la formation des professionnels de santé est un ‘enjeu essentiel’". Pour Nathalie Bajos, une des responsables scientifiques de l’enquête, "il y a un vrai problème de formation des professionnels de santé […] qui doivent envisager la diversité des méthodes contraceptives, de manière plus souple et plus adaptée".


Sources: 

La Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendahl) 12/09/12 – Libération (Marie-Joëlle Gros et Catherine Mallaval) 12/09/12 – AFP 12/09/12 – La Croix 13/09/12