Genre : la Californie autorise les traitements sur les mineurs

Publié le 3 Jan, 2023

La loi SB 107, promulguée en septembre 2022 par le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, est entrée en vigueur le 1er janvier. Elle autorise la fourniture de bloqueurs de puberté et d’hormones, ainsi que la chirurgie destinée aux  enfants californiens affirmant souffrir de dysphorie de genre. Les enfants issus d’Etats qui interdisent ou restreignent ces pratiques seront autorisés à y accéder en Californie (cf. Genre : l’Arizona interdit les chirurgies sur des mineurs ; Genre : Les enquêtes pour maltraitance peuvent reprendre au Texas).

Le projet de loi prohibe également « de divulguer des informations médicales (…)  permettant à un enfant de recevoir des soins de santé ou des soins de santé mentale axés sur l’affirmation du genre en réponse à une action pénale ou civile », incluant les assignations étrangères fondées sur la loi d’un autre Etat. Par ailleurs, le texte interdit « aux tribunaux d’Etat de s’immiscer dans les batailles pour la garde des enfants concernant ces traitements ».

Un projet controversé

L’ex-adolescente transgenre, Chloé Cole, âgée de 18 ans, s’est indignée contre ce projet. Plus jeune, elle a subi une mastectomie. Un choix qu’elle regrette aujourd’hui (cf. Transition de genre chez une mineure : des médecins poursuivis).

Certains Etats ont pris des mesures dans le sens contraire, comme en Floride où le Florida Board of Medicine et le State Board of Osteopathic Medicine ont interdit en novembre les procédures de changement de sexe pour les mineurs (cf. Genre : batailles pour la protection des mineurs aux Etats-Unis). Dans l’Alabama, le gouverneur, Kay Ivey, a promulgué des règles pouvant conduire des médecins en prison s’ils prescrivent des bloqueurs de puberté ou des traitements hormonaux aux enfants (cf. Genre : L’Alabama interdit les traitements pour les mineurs).

L’entrée en vigueur d’une autre loi

A la même date, le 1er janvier, la loi SB 1375 est entrée en vigueur en Californie. Elle autorise les infirmières à pratiquer certaines procédures d’avortement sans avoir besoin de la supervision d’un médecin jusqu’à la fin du premier trimestre de la grossesse.

Source : The Epoch Times, Naveen Athrappully (03/01/2023) – Photo : iStock

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