Transition de genre chez une mineure : des médecins poursuivis

Publié le 15 Nov, 2022

En Californie, une jeune femme intente une action en justice contre l’hôpital et les médecins qui l’ont poussée à subir un parcours de « transition médicale ».

Dès l’âge de neuf ans, Chloé Chole a commencé à « se questionner sur son genre ». A douze ans, elle dit à ses parents qu’elle veut « changer de sexe ». Ne sachant pas quoi faire, ces derniers sollicitent une aide médicale.

Un traitement « radical »

A aucun moment les médecins ne repoussent son « désir de transition ». De 13 à 17 ans, Chloé Cole subit un « traitement radical », hors autorisation de mise sur le marché et « insuffisamment étudié », comprenant des bloqueurs de la puberté, un traitement par hormones sexuelles croisées et une double mastectomie.

Devenue adulte, elle regrette d’avoir subi « un traitement médical expérimental et irréversible ». « J’ai pris une décision d’adulte quand j’étais enfant » déclare-t-elle (cf. « Transition de genre » : le mineur apte à consentir ?).  « Je ne sais même pas si, parce qu’on m’a mis sous bloqueurs de puberté et testostérone à seulement 13 ans, je serai capable de concevoir un enfant naturellement ». Et « je ne pourrai jamais allaiter les enfants que j’aurai » poursuit-elle.

Elle a donc décidé de poursuivre l’hôpital et les professionnels qui « ont effectué, supervisé et, ou, conseillé une hormonothérapie transgenre et une intervention chirurgicale ». Elle demande des dommages-intérêts punitifs.

Les adultes m’ont mis en danger

Ses défenseurs affirment que sa situation « imposait clairement une approche attentiste », alors que les professionnels de la santé ont choisi de « traiter Chloé avec des hormones et une intervention chirurgicale qui ont causé des dommages permanents et des mutilations ».

Selon eux, l’hôpital aurait « contraint » Chloe Cole et ses parents, en leur disant que sa dysphorie de genre ne pouvait trouver d’issue sans une « transition médicale » et, qu’à défaut, elle courait un risque élevé de suicide, alors qu’elle ne présentait pourtant « aucun signe significatif de suicide ou de dépression sévère » (cf. Genre : la « transition médicale » associée à une augmentation des suicides de mineurs).

« Je veux tenir responsables les adultes qui m’ont mis en danger, parce que ce qui m’est arrivé est horrible, mais cela ne m’est pas arrivé qu’à moi », insiste la jeune femme. « Cela arrive aux enfants partout aux Etats-Unis, partout en Occident, et cela se répand dans le monde entier » (cf. La fragile protection des enfants face aux lobbies trans-affirmatifs ).

Source : The Blaze, Candace Hathaway (11/11/2022) – Photo : iStock

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