Maladie de Parkinson : vers un traitement à partir de CSEh ?

Publié le 6 Déc, 2022

Des chercheurs ont développé un traitement pour la maladie de Parkinson mettant en œuvre des cellules souches embryonnaires humaines[1]. Ces cellules « sont programmées pour devenir des cellules nerveuses dopaminergiques », avant d’être greffées aux patients. La thérapie appelée STEM-PD doit faire l’objet d’un essai clinique l’année prochaine.

Des traitements peu satisfaisants

La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative. La destruction des « neurones à dopamine », une catégorie spécifique de neurones mis en œuvre dans le contrôle des mouvements, est symptomatique de cette pathologie. Environ 170 000 personnes souffrent de la maladie de Parkinson en France. Chaque année, 25 000 nouveaux patients sont diagnostiqués.

A l’heure actuelle, les traitements médicamenteux dont le but est de compenser le manque de dopamine présentent de nombreux effets secondaires[2]. En outre, leur efficacité s’amoindrit au fil du temps. On propose parfois également aux patients une « stimulation cérébrale profonde » (cf. Maladie de Parkinson : Un implant inverse les symptômes chez un patient ; Patrick Hetzel : « Les neurotechnologies doivent, d’abord et avant tout, servir à guérir et à réparer »).

Du fœtus à l’embryon : les chercheurs testent de « nouvelles approches »

Les chercheurs ont travaillé sur de « nouvelles approches ». L’une d’elles, controversée, consistait à « remplacer les neurones dopaminergiques mourants avec des neurones sains, prélevés sur des tissus de fœtus avortés ». « Au moins six ou sept fœtus étaient nécessaires pour disposer de suffisamment de cellules productrices de dopamine pour un seul patient. » Et les essais ont montré des résultats hétérogènes : « encourageants » en Europe, peu concluants aux Etats-Unis.

L’équipe du professeur Roger Barker l’Université de Cambridge, en collaboration celle du professeur Malin Parmar de l’Université de Lund, en Suède, ont voulu s’affranchir de l’utilisation de fœtus. En se tournant vers l’embryon. Le traitement a pour le moment été testé sur l’animal. Si l’essai clinique prévu l’année prochaine sur huit participants est concluant, l’objectif est de proposer ce traitement « à grande échelle » d’ici 5 ans.

 

[1] L’utilisation de cellules souches embryonnaires humaines implique la destruction de l’embryon (cf. Recherche sur l’embryon : plus aucune limite ?)

[2] nausées, mouvements involontaires répétitifs, troubles du comportement

Source : Trust my Science, Fleur Brosseau (05/12/2022)

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