En France, les femmes n’ayant jamais procréé maintiennent le don d’ovocytes

Publié le : 18 mai 2020

En 2017, alors que le nombre de nouvelles demandes acceptées a augmenté soit 1223 couples, l’Agence de la biomédecine[1] recense 1069 couples qui ont eu recours à la procréation médicalement assistée avec don d’ovocytes.

Le nombre de donneuses est quant à lui demeuré stable avec 756 « dons enregistrés en 2017 », contre 746 en 2016. Avec cependant une très grande différence puisque les donneuses n’ayant jamais procréé, autorisées par décret le 15 octobre 2015 (cf. Publication du décret ouvrant le don de gamètes aux adultes sans enfant), sont passées de 144 à 245, soit une augmentation de 70%. Une croissance que l’Agence de la biomédecine déplore parce qu’elle la juge « insuffisante » ! Pourtant, la stimulation ovarienne n’est pas une procédure sans risque pour la femme (cf. Une campagne « opaque » sur les enjeux du don de gamètes (2/2)).

30 centres sont autorisés à pratiquer le don d’ovocytes.

Les enfants nés d’une PMA avec don représentaient, en 2017, 5,1% des enfants nés d’une technique de reproduction et « 1,3% d’entre eux sont issus d’un don d’ovocytes, soit 329 enfants ». Les accouchements après un don d’ovocytes ont quant à eux augmenté de 44,6% entre 2016 et 2017, passant de 224 à 324. Une tendance liée à « l’augmentation du nombre de donneuses enregistrées en 2016 suite à l’ouverture du don aux femmes n’ayant jamais procréé ».

 

Pour aller plus loin :


[1] Agence de la biomédecine, Le chiffre.

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