Colombie : l’avortement dépénalisé jusqu’à 24 semaines de grossesse

Publié le 22 Fév, 2022

Lundi 21 février, la Cour constitutionnelle de Colombie a rendu un arrêt par cinq voix contre quatre, dépénalisant l’avortement jusqu’à 24 semaines de grossesse. L’avortement est désormais autorisé jusqu’à ce délai « pour n’importe quel motif ».

Jusqu’à présent, l’avortement était autorisé en Colombie uniquement en cas de viol, de danger pour la « santé de la mère », ou si le fœtus était atteint d’« une malformation compromettant sa survie ». C’est un arrêt de 2006 de la Cour qui avait précisé ces différents cas, prévoyant également une clause de conscience pour les médecins refusant de pratiquer cet acte.

Les femmes colombiennes sont également autorisées à avorter au-delà de six mois de grossesse, dans les cas prévus par l’arrêt de 2006, a précisé la Cour.

En Amérique latine, l’avortement est autorisé en Argentine, en Uruguay, à Cuba, au Guyana et dans différents Etats du Mexique [1] (cf. Mexique : Un quatrième Etat dépénalise l’avortement).

Complément du 22/02/2022 : Mardi 22 février, Ivan Duque, le président de la Colombie, a qualifié la décision de la Cour constitutionnelle d’« atroce ». Pour le président, la Cour aurait dû prendre l’avis du Parlement (cf. Colombie : vers la dépénalisation totale de l’avortement ?).

« Nous sommes face à une décision qui concerne l’ensemble de la société colombienne et cinq personnes ne peuvent proposer à la nation quelque chose d’aussi atroce que de permettre l’interruption d’une vie jusqu’à six mois de grossesse », a-t-il déclaré.

Le Parlement colombien peut en théorie revenir sur la décision de la Cour. « Mais ces dernières années les parlementaires ont soigneusement évité d’entrer dans ce débat. »

 

[1] Oaxaca, Veracruz, Hidalgo et Mexico

Sources : AFP (22/02/2022) – Photo : Freeimages

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