Suisse: le DPI en débat au Parlement

Publié le : 10 juin 2013

 Vendredi 7 juin, le Conseil fédéral Suisse a transmi au Parlement un projet levant, sous condition, « l’interdiction du diagnostic préimplantatoire [DPI] pour les couples risquant de transmettre une maladie [héréditaires] grave à leur [futur] enfant« .

 

L’objectif  de ce projet de loi : « dépister les éventuelles anomalies sur un embryon conçu in vitro avant son implantation dans l’utérus« , à condition qu’il ne soit « pas possible d’écarter autrement le danger concret que l’enfant soit porteur  d’une prédisposition génétique à une maladie grave, dont la présence est avérée chez les parents« . Toute autre application du DPI resterait interdite: notamment celle visant à « dépister des maladies se manifestant spontanément comme la trisomie 21 » ou encore visant à « sélectionner ce que l’on appelle un ‘bébé médicament’ en vue d’un don de tissus destiné à un frère ou une soeur malade« . 

 

En outre, alors qu’actuellement trois embryons au maximum peuvent être développés par cycle de traitement de fécondation in vitro, le projet prévoit d’en développer huit. 

 

Autre élément du projet, il serait possible pour les femmes de ne « se faire implanter [qu’] un seul embryon et [de] congeler les autres en vue de nouvelles tentatives de grossesses« . Actuellement les trois embryons viables « doivent être implantés dans l’utérus de la mère« . 

 

Si le Parlement adopte le projet, le peuple et les cantons seront alors appelés à se prononcer, par référendum, sur la modification la Constitution fédérale, avant que la loi n’entre en vigueur. 

<p> news.admin.ch (Confédération Suisse) 07/06/2013 - romandie.com 07/06/2013 - rts.ch 07/06/2013</p>

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