La Cour européenne des droits de l’Homme et Eluana Englaro

Publié le : 23 décembre 2008

Alors que le père d’Eluana Englaro a eu l’autorisation par la Cour d’appel de Milan de laisser mourir sa fille plongée dans le coma depuis 17 ans, en supprimant son hydratation, cette décision continue de susciter une grande émotion en Italie (Cf. Synthèse de presse du 10/07/08). Cette autorisation donnée en juin 2008 n’a toujours pas été appliquée, aucun hôpital n’acceptant de stopper l’hydratation d’Eluana, cet acte constituant une euthanasie. Des associations italiennes de parents de personnes handicapées ont porté l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CDH) estimant dans leur requête que l’arrêt de la Cour de Milan violait le droit à la vie et l’interdiction des traitements inhumains et dégradants.

La CDH a débouté lundi 21 décembre 2008 ces associations en considérant que ces plaintes étaient irrecevables au motif que ces associations ne pouvaient se prévaloir d’un dommage "direct".

Toutefois la vie d’Eluana a été sauvée la semaine dernière par le ministre italien de la Santé, M. Maurizio Sacconi qui a déclaré le 17 décembre que "l’interruption" de l’hydratation et de l’alimentation des personnes qui se trouvent en état végétatif persistant serait "contre la loi" et ce, dans "toutes les structures du Service de santé national italien, aussi bien publiques que privées, conventionnées ou accréditées" (Cf. Synthèse de presse du 18/12/08). Ainsi toute structure qui offrirait d’interrompre l’hydratation ou l’alimentation qui maintiennent cette jeune fille en vie, violerait la loi. Le ministre Italien a aussitôt adressé un acte à toutes les régions d’Italie, acte qui constitue une obligation "afin que le service sanitaire national soit uniformisé et garantisse à tout citoyen le droit à l’alimentation et à l’hydratation".

- Romandie News 22/12/08

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres