IVG : les réactions au vote des députés

Publié le : 23 janvier 2014

 La libéralisation de l’IVG votée mardi soir à l’Assemblée nationale n’a pas fini de faire couler de l’encre. Alors que le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes se félicite que les femmes puissent désormais « avorter sans culpabilité » en décidant seules de recourrir à l’avortement, les défenseurs de la vie dénoncent le fait que les responsables politiques « sont déconnectés de la réalité« .

 

La Fondation Jérôme Lejeune, tout d’abord, dans son communiqué de presse « Avortement : »le premier qui dit la vérité, il doit être executé« , s’insurge : « l’enfant conçu, celui qui est le premier concerné par l’IVG qui le prive de son droit de vivre, n’est même plus […]évoqué« . « L’avortement est « virtualisé » insiste-t-elle. L’extension de l’avortement en France, pays qui se place déjà en tête des pays européens pour le nombre d’avortements (220 000 par ans et 9 millions depuis 40 ans), va engendrer deux graves conséquences :
– le développement des avortements eugéniques, du fait de la suppression de l’état de détresse conjuguée aux nouvelles techniques de détection prénatale,
– l’atteinte à la liberté d’expression, du fait de l’extension du délit d’entrave de l’IVG à l’information sur l’avortement.

 

Alliance Vita quant à elle, estime que « la suppression de la notion de détresse nie la réalité » : « les femmes se retrouvent trop souvent confrontées à un choix à sens unique, faute d’une information impartiale et complète, et d’une vraie politique de prévention de l’IVG« . Elle demande que la loi garantisse « une information équilibrée sur les droits, aides, et démarches pour les femmes enceintes« .

Enfin, Monseigneur Marc Aillet n’a pas hésité à réagir sur twitter à la suite du vote à l’Assemblée : « Honte aux députés de gauche et de droite qui organisent le massacre des enfants à naître : ils nous font horreur« . Le Pape, qui s’était prononcé il y a peu sur le sujet de l’avortement, (cf. Synthèse de presse Gènéthique du 13 janvier 2014) invitant notamment les parlementaires à « exercer leur droit d’abroger ou même d’amender des lois » contraires au respect de la vie,  , devrait surement aborder le sujet lors de sa rencontre avec François Hollande demain, vendredi 24 janvier.

 

<p>  AFP (22/01/2014) - AFP (23/01/2014)</p>

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