Génétique :  »la nouvelle plasticité du vivant »

Publié le : 30 août 2002

Jean-Yves Nau dans le journal Le Monde revient sur l’actualité biologique et génétique de cet été qui a révélé de « nouvelles et enthousiasmantes perspectives de compréhension de l’universalité du vivant et, chez l’homme notamment, de correction du pathologique« . 

 

En juin, l’équipe américaine de Catherine Verfaillie a découvert l’existence de cellules souches adultes, baptisées MAPCs, pluripotentes (cf. revue de presse du 24/06/02 et bulletin Gènéthique d’août 2002) apportant ainsi l’espoir de nouveaux traitements régénératifs.

 

En août, une avancée majeure a été faite dans le domaine de la thérapeutique. Une équipe japonaise a annoncé de « remarquables résultats » dans le traitement de l’artérite, maladie extrêmement invalidante et incurable, à partir d’injection de cellules souches prélevées dans la moelle osseuse du malade (cf. revue de presse d’août 2002). 

De son côté, l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) va lancer un essai international pour évaluer une nouvelle technique de greffes de certaines cellules musculaires au sein du muscle cardiaque de personnes ayant été victimes d’un infarctus du myocarde (cf. revue de presse d’août 2002). 

 

La réussite de l’équipe d’Alain Fischer de traiter des enfants atteints d’une forme grave de déficit immunitaire (cf. revue de presse du 28/06/02) par thérapie génique suscite de nouveaux espoirs dans ce domaine.

 

Enfin et surtout, la découverte du mécanisme moléculaire de mise en sommeil des gènes, dénommé « interférence de l’ARN », pourrait ouvrir des perspectives thérapeutiques d’un nouveau type (cf. revue de presse d’août 2002).

 

Pierre Sonigo, directeur de recherche à l’Institut Cochin (Paris), estime qu’ « il est très intéressant de voir, que face à cet ensemble de nouvelles données, nombre de biologistes moléculaires parlent d’une plasticité inattendue du vivant  » (…) qui  » s’éloigne des principes évolutionnistes établis par Darwin. Or ce qu’on nomme aujourd’hui plasticité n’est à mes yeux rien d’autre qu’une adaptabilité, c’est à dire la condition même du vivant et de son évolution ». 

<p>Le Monde (Jean-Yves Nau) 30/08/02</p>

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