FIV et ICSI : des techniques non dépourvues de risques

Publié le : 29 décembre 2003

Selon une étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined), l’injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde (ICSI) poserait de nombreux problèmes.

 

Rappelons que cette technique utilisée dans le cas d’infertilité masculine consiste à injecter in vitro dans un ovule, un spermatozoïde sélectionné directement. En sept ans entre 1994 et 2000, la part des ICSI n’a cessé d’augmenter. En 1998, l’ICSI représentait déjà 42% des fécondations in vitro (FIV).

 

Plusieurs études ont été menées dont certaines ont conclu à un retard du développement des enfants conçus par ICSI et à un risque accru de malformations. En mars 2002, une étude a ainsi démontré que les enfants nés par FIV et par  ICSI ont un risque de malformation congénitale deux fois plus élevé que les enfants nés sans assistance médicale à la procréation.

 

Pour Elise de la Rochebrochard, de l’Ined-Inserm, 3 questions fondamentales se posent : « Le fait d’utiliser des spermatozoïdes sévèrement anormaux risque t-il d’avoir des conséquences pour la descendance ? La technique de l’ICSI augmente-t-elle ces risques ?  Le fait de contourner le processus naturel de sélection des spermatozoïdes, en en choisissant un seul, peut-il avoir des conséquences néfastes ? »

 

Outre les conséquences sur la fertilité des garçons nés par ICSI, certains s’interrogent sur les conséquences de cette technique sur les femmes qui pour leur part « présentent une fertilité normale ».

<p>La Croix (Marianne Gomez) 29/12/03</p>

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