Enquête INSERM : Des progrès pour les enfants nés prématurés en France

Publié le : 31 août 2017

20 ans après le début de la première enquête « Epipage-1 », l’équipe de recherche de l’INSERM EPOPé rend ses premières conclusions sur une l’étude « Epipage-2 » commencée en 2011 : les enfants prématurés français, deux ans après leur naissance, ont moitié moins de séquelles cérébrales.

 

L’équipe cherchait à « mieux comprendre les facteurs associés à la prématurité des enfants, plus précisément à leur devenir neuro-moteur, sensoriel et à leur développement à 2 ans » et à « identifier les enfants le plus à risque de retard de développement ultérieur ». Un questionnaire remis aux familles a également permis un « suivi structuré des enfants tout en focalisant les ressources sur ceux qui en ont réellement besoin ».

 

L’étude a été menée à partir d’une cohorte de 5170 enfants ayant survécu issus de 5567 naissances auprès de l’Hôtel-Dieu et du CHU de Lille « nés prématurément entre 22 (5 mois) et 34 semaines (7 mois et demi) de grossesse, d’avril à décembre 2011 ».

 

« Ces données indiquent qu’à l’âge de 2 ans, 51,7 % des enfants nés entre 22 et 26 semaines de grossesse (SG) » ont survécu. Avec, parmi les enfants nés entre 22 et 23 semaines, le maintien en vie d’un seul d’entre eux. En revanche, « 93,1 % de ceux nés entre 27 et 31 SG et 98,6 % de ceux nés entre 32 et 34 SG ont survécu ». Un taux assez faible de paralysie cérébrale a été relevé, « respectivement de 6,9 %, 4,3 % et 1 % ». Enfin, « moins de 1 % des enfants de la cohorte ont présenté un déficit sensoriel sévère (cécité ou surdité) ».

 

En comparant les résultats des deux études, les chercheurs notent qu’au bout de deux ans le taux d’enfants sans séquelles neuromotrices ou sensorielles sévères ou modérées a augmenté de manière inégale : il est effectivement passé de 45,5% à 62,3% chez les 25-26 semaines, mais aucun changement significatif concernant les 22-24 semaines et les 32-34 semaines n’a été relevé.

 

Le constat de l’évolution reste mitigé. Pour Pierre-Yves Ancel, responsable de l’équipe Inserm EPOPé et du Centre d’investigation clinique mère-enfant de l’hôpital Cochin (Paris) : « Tout n’est pas gagné ».

 

Pour aller plus loin : 

Grands prématurés: de meilleures chances de survie mais le taux des complications néonatales reste inchangé

France : grande étude sur la prématurité

Grands prématurés : enquête de l’Inserm

<p>Inserm (30/08/17); Le quotidien du médecin, Benoit Thelliez (30/0817);</p> <p>Etude publiée dans The BMJ : <a href="http://www.bmj.com/content/358/bmj.j3448">Neurodevelopmental outcome at 2 years for preterm children born at 22 to 34 weeks’ gestation in France in 2011: EPIPAGE-2 cohort study</a></p>

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