« En Belgique, l’euthanasie n’est pas exempte de dérives »

Publié le : 16 octobre 2013

 Dans un film intitulé « L’euthanasie, jusqu’où?« , le réalisateur Pierre Barnérias a souhaité montrer la difficulté qu’il y a en Belgique à encadrer la pratique de l’euthanasie, sans « prétend[re] trancher le débat. […] Mon film, explique-t-il, est simplement un éclairage de ce qui se passe aujourd’hui dans un pays ayant fait ce choix et où, manifestement, tout ne va pas bien. » 

 

Interviewé par le quotidien La Croix, Pierre Barnérias explique que le point de départ de son travail a été « le travail [qu’il a] mené avec le réalisateur Frédéric Chaudier, qui a filmé pendant plus d’un an des patients hospitalisés en soins palliatifs à la maison médicale Jeanne-Garnier, à Paris » et à la suite duquel un film est sorti en 2010.

 

« Fort de cette expérience« , Pierre Barnérias a souhaité savoir comment les choses se passaient dans des pays ayant autorisé l’euthanasie, notamment en Belgique. Il a donc commencé son enquête « sans aucun a priori, avec l’esprit ouvert et l’envie de comprendre« , précise-t-il. Il a rencontré Marcel, « plutôt favorable à l’euthanasie au départ« , dont la mère a été euthanasiée alors qu’elle « n’était pas malade« . Ainsi, ce film montre qu’en Belgique, « l’application de l’euthanasie n’est pas exempte de dérives« . A ce propos, il tient à souligner « l’absence de contrôle effectif des euthanasies pratiquées, en dépit de la commission fédérale« . 
Une fois qu’il eut réalisé son film, Pierre Barnérias a tenu à préciser « qu’aucune chaîne de télévision n’a accepté de […] le diffuser […], donc de le financer ». 
 

<p> La-croix.com (Marine Lamoureux) 15/10/2013</p>

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