Don d’organes et Internet en Belgique : « le don doit rester bénévole »

Publié le : 29 septembre 2017

Le comité consultatif de Bioéthique belge vient de se pencher sur l’éthique d’une nouvelle forme de recherche de rein ou de foie en vue d’une transplantation.

 

A ce jour, les patients en attente de greffe pouvaient soit faire appel à un donneur vivant proche, soit étaient inscrits sur une liste en attente de donneur décédé. Désormais, les patients recherchent des organes par le biais d’un appel sur les réseaux sociaux, ce que les Néerlandais qualifient de « don altruiste ciblé ».

 

Le Comité consultatif de Bioéthique chargé d’évaluer l’éthique de cette pratique a émis un avis partagé. Si certains ont estimé que « cette sollicitation publique de dons d’organes par un donneur vivant se justifie par son utilité », ils en dénoncent cependant les risques : la nécessité « de procéder à l’examen » de tous les candidats qui auraient répondu à l’appel et « le court-circuit qu’opère la demande publique par rapport aux patients inscrits sur la liste d’attente, et qui se voient ‘doublés’ par les réseaux sociaux ». Pour les autres membres, deux obstacles restent infranchissables : la dimension émotionnelle utilisée comme argument pour solliciter un don et le risque de paiement du donneur. Ce dernier motif étant unanimement rejeté : le Comité consultatif de Bioéthique précise en effet que « le don doit rester bénévole ; seule une compensation des frais du prélèvement est autorisée ».

<p>Institut Européen de Bioéthique (27/08/2017)</p>

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