Des ovaires artificiels pour restaurer la fertilité après un traitement anticancéreux

Publié le : 11 octobre 2016

Des chercheurs de l’Institut de Recherche Expérimentale et Clinique de l’Université Catholique de Louvain « ont réussi à garder en vie des follicules humains[1] au sein d’un ovaire artificiel transplanté à des souris ».

 

Après une chimiothérapie ou une radiothérapie, la fertilité risque d’être endommagée. Pour y pallier, il est proposé aux femmes de congeler leurs ovocytes, dans le but de faire une fécondation in vitro à l’issue des traitements. Une autre solution consiste à prélever du tissu ovarien, conservé dans une cryobanque, pour le réimplanter ensuite chez la patiente. Mais cette seconde pratique n’est pas sans risque, car le tissu ovarien prélevé peut contenir des cellules cancéreuses.

 

Non satisfait de ces solutions, l’équipe du professeur Christiani Amorim a tenté de « garder en vie des follicules humains à l’intérieur d’un ovaire artificiel, pour ensuite le transplanter dans des souris ». Ses résultats sont « encourageants » : plus de 20% des follicules humains placés dans les ovaires artificiels « ont survécu et ont même grandi », un pourcentage similaire à celui obtenu lors d’une transplantation de tissu ovarien. Leurs résultats sont publiés dans la revue Reproductive Biomedicine.

 

Note Gènéthique : En 2010, des chercheurs américains avaient annoncé le succès de leurs recherches pour développer des ovaires artificiels : Premières maturations extracorporelles d’ovules.

 

[1] Les follicules ovariens sont des agrégats de cellules sphériques, localisés dans les ovaires. Les femmes naissent avec un stock de follicules qui contiennent chacun un ovocyte. A partir de la puberté, un follicule mature libérera un ovule à chaque cycle menstruel. La ménopause est liée à l’épuisement du stock de follicules.

<p>RTL.be (23/09/2016)</p>

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