Dénonciation d’un trafic d’organes au Bengladesh

Publié le : 29 mars 2012

Un anthropologue d’une Université de l’Etat du Michigan, Monir Moniruzzaman, a enquêté sur le trafic d’organes auquel se livre des personnes démunies au Bengladesh. Cette étude, publiée dans la revue trimestrielle Medical Anthropology, décrit les atrocités que vivent ces vendeurs d’organes.
Pour réaliser son enquête, l’anthropologue s’est penché sur 33 donneurs de reins. Il aboutit a un premier constat : les donneurs ne reçoivent jamais l’argent "qui leur a été promis" et sont confrontés à de "graves problèmes de santé qui les empêchent de travailler", comme la "honte" ou la "dépression".
Au bout de dix ans d’étude, Monir Moniruzzaman constate également que le trafic d’organes est un "marché mondial en pleine expansion" et qu’il concerne diverses parties du corps telles que les reins, des parties du foie et même les cornées. Selon l’anthropologue, les receveurs sont des habitants du Bengladesh vivant à l’étranger, comme aux Etats-Unis, en Europe ou encore au Moyen-Orient. En outre, il précise que les trafiquants "falsifient les documents en mentionnant que receveur et vendeur sont liés et indiquent que l’acte est un don familial". Monir Moniruzzaman considère que médecins, fonctionnaires hospitaliers et laboratoires pharmaceutiques ignorent cette situation qui leur est profitable.
Pour Monir Moniruzzaman, ce trafic d’organes est une "grave forme d’exploitation des populations les plus pauvres, dont les organes deviennent des marchandises pour prolonger la vie des minorités riches". Pour lutter contre le trafic d’organes, il effectue certaines recommandations comme "davantage de vigilance de la part des gouvernements", ou encore de la part des médecins lorsque ceux-ci vérifient la relation qui existe entre donneur et receveur.
 

Bioedge (Michael Cook) 23/03/12 - ScienceDaily 12/03/12  

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