Canada : Une maison de repos pour personnes en fin de vie sanctionnée faute de ne pas proposer l’euthanasie

Publié le : 24 janvier 2020

Au Canada, en Colombie Britannique, le Home Irene Thomas ouvert depuis 2010 « pour soigner des patients en fin de vie », « risque de perdre ses $750.000 de subsides annuels parce qu’il n’offre pas la possibilité à ses résidents de se faire euthanasier ou d’obtenir l’aide au suicide ». Si cette sanction dont le menace l’autorité régionale de santé, Freaser Health, était appliquée, cet établissement de seulement dix lits serait contraint de fermer, alors « qu’il se situe à quelques pas d’un des plus grands hôpitaux de la ville de Delta, où l’euthanasie est bel et bien pratiquée ». En effet, « près de la moitié des ressources » du Home Irene Thomas proviennent de Freaser Health.

 

L’établissement refuse de proposer l’aide médicale à mourir, au motif qu’« entreprendre des démarches pour mettre fin à la vie du patient est contraire à sa philosophie » et « que les patients qui souhaitent néanmoins se faire euthanasier sont transférés vers d’autres institutions proposant ce geste ». La charte de l’établissement stipule que son objectif est « d’aider les patients et leurs proches à vivre calmement, confortablement, et aussi pleinement que possible les derniers jours de leur vie », comme le précise Angelina Ireland, présidente du Home Irene Thomas.

 

Rappelant que « l’Organisation mondiale de la Santé, de même que plusieurs organisations de soins palliatifs canadiennes, conviennent que l’euthanasie et les soins palliatifs sont des pratiques séparées », la députée Tamara Jensen a interpellé le ministre de la santé ainsi que Freaser Health.

 

En Belgique, « le Parlement s’apprête à voter un texte de loi qui obligerait l’ensemble des établissements de soins à devoir accepter la pratique de l’euthanasie en leurs murs, dès lors qu’un médecin – même extérieur à l’établissement – serait disposé à en pratiquer ». Ce qui peut conduire à « s’inquiéter des répercussions » pour la liberté de conscience des soignants, « mais aussi de l’atteinte qui serait ainsi portée au pluralisme institutionnel belge en matière de santé… »

 

 

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<p>Institut européen de bioéthique, <a href="http://xl4q2.mjt.lu/lnk/ANEAAGBvZ2UAAchb0EQAAHESdhgAAYAyIl0AmloxAA6RZwBeKbsAfUv44lIsQc2Kqmj8lXMEogAOaFo/6/zQMeqtmIo_zhDzZhjnWyKA/aHR0cHM6Ly93d3cuaWViLWVpYi5vcmcvZnIvYWN0dWFsaXRlL2Ryb2l0cy1ldC1saWJlcnRlcy9saWJlcnRlLWRlcy1pbnN0aXR1dGlvbnMtZGUtc29pbi9sYS1maW4tZGVzLW1haXNvbnMtZGUtcmVwb3Mtc2Fucy1ldXRoYW5hc2llLTE3MjcuaHRtbD9iYWNrdG89YnVsbGV0aW4">La fin des maisons de repos sans euthanasie ?</a> (23/01/2020)</p> <p> </p>

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