Autoconservation d’ovocytes : le comité d’éthique suisse partagé

Publié le : 23 octobre 2017

En Suisse, le Comité National d’Ethique estime que l’autoconservation d’ovocytes ne devrait pas être limitée dans le temps. Actuellement, la loi autorise la congélation d’ovocytes pour une durée de 10 ans, au terme desquels les gamètes sont détruits. Déclarant qu’à ce jour « aucun indice ne suggère que la qualité des ovules diminue à mesure que la durée de conservation augmente », le CNE recommande de supprimer la « limite » des 10 ans « qui provoque des incitations inopportunes pour les jeunes femmes » : elles « renoncent peut-être à une conservation précoce, (…) ou doivent transférer par la suite les ovules à l’étranger ».

 

Dans ce pays, la pratique du don d’ovocytes n’est pas légalisée (cf. Le don d’ovocyte restera interdit en Suisse), mais le CNE estime que « la femme devrait pouvoir s’exprimer sur l’utilisation des ovules surnuméraires et choisir entre différentes options : les détruire, les mettre à disposition de la recherche, ou à l’avenir peut-être, en faire le don ».

 

Toutefois, le CNE rappelle également que la « congélation préventive d’ovules est une pratique controversée » qui « comporte des risques pour la santé de la femme et de l’enfant ». Ses recommandations concernent aussi l’environnement social qui doit « permettre de concilier maternité, perspectives professionnelles et indépendance financière ». « Cela évitera aux femmes de retarder la parentalité au-delà du milieu de leur vie. Elles ne devraient recourir ainsi que rarement à la médecine de la reproduction », conclut le Comité.

<p>20 minutes (22/10/2017) </p>

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