Vendre ses organes, ultime solution pour des réfugiés syriens en Turquie

Publié le : 23 février 2017

La télévision publique allemande a mené une enquête sur le trafic d’organes, une « situation préoccupante », notamment à la frontière turque. Les journalistes ont rencontré Ahmed, auteur d’une annonce sur les réseaux sociaux : « Je suis syrien et je vis en Turquie. Je voudrais donner mon rein et mon lobe de foie. Groupe sanguin A+ ». Le jeune homme, réfugié, a un visa pour rejoindre l’Allemagne, mais il n’a plus d’argent : « Je ne parle pas le turc. Je n’ai pas d’amis. Je n’ai pas de travail, ni de logement. Je vends mon rein. Parce que j’ai de gros problèmes. Je suis sous pression. Il n’y a pas d’autre moyen d’obtenir de l’argent pour moi que de vendre mon corps », explique-t-il. D’autres témoignages sont rapportés lors de l’émission allemande.

 

Les enquêteurs organisent également une rencontre avec un trafiquant, qui demande 15 000 dollars pour la transplantation, 12 500 dollars pour le donneur, et 1000 dollars pour les « examens préliminaires ».

 

Ce phénomène « prend de plus en plus d’ampleur ». Selon l’OMS, « il y aurait une dizaine de millier de transplantations illégales pratiquées chaque année dans le monde ».

<p>RTBF, Pascal Bustamanté (22/02/2017)</p>

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