Une machine imprimable en 3D “pour s’euthanasier à domicile”

Publié le 5 Déc, 2017

“Sarco” est une machine à euthanasier, conçue aux Pays Bas par Philip Nitschke[1], surnommé le “Dr Death[2]“.

 

Le docteur australien et défenseur de l’euthanasie Philip Nitschke a dévoilé les plans d’une « machine à mourir futuriste » qu’il souhaite « rendre disponible dans le monde entier ». A partir de son organisation à but non lucratif Exit International, il projette en effet de placer ce programme sur Internet en open source, gratuitement. Toute personne à travers le monde souhaitant mettre fin à ses jours, ayant les fonds nécessaires et un accès à une imprimante 3D, pourra s’euthanasier de manière indépendante, qu’elle que soit la loi de son pays.

 

Les suicidaires devront répondre à un questionnaire en ligne pour « établir leurs compétences mentales » avant de recevoir le code à quatre chiffres qui leur permettra d’entrer dans la capsule. Une fois à l’intérieur, la mort « paisible », provoquée par de l’azote liquide, intervient « en quelques minutes ». Le “Dr Death” décrit cette mort comme « relativement indolore, comme la dépressurisation d’une cabine d’avion ». Le prototype devrait être achevé en 2018 et « prêt pour des tests rigoureux » avant une mise en ligne d’ici la fin de cette même année.

 

Les critiques des professionnels médicaux à l’encontre du Dr Nitschke sont nombreuses. Ils avertissent que cette machine pourrait entrainer une énorme hausse de suicide, comme l’explique Nancy Valko, infirmière dans des unités de traumatologie et de brûlures, et porte-parole de l’Association nationale des infirmières pro-vie américaines. Elle est « indignée » qu’on puisse essayer de « rendre glamour » et de « normaliser » le suicide. Le docteur Daniel Sulmasy, professeur d’éthique biomédicale à Georgetown, « pense que c’est une mauvaise médecine. Il convertit le meurtre en une forme de guérison et ne veut pas reconnaître que nous pouvons faire beaucoup plus dans le traitement des symptômes grâce aux soins palliatifs qu’auparavant ».

 

 

[1] Il s’est impliqué dans la défense de l’euthanasie en 1995 lorsque l’Australie a permis brièvement à un médecin d’euthanasier un patient en phase terminale. (cf. Australie : l’état de Victoria légalise le suicide assisté) .

[2] Monsieur Mort.

Daily Mail, Hannah Parry (05/12/2017)

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