Un nouveau test pour détecter le risque de rejet d’une greffe de rein

Publié le : 22 juillet 2013

 Le 3 juillet dernier, l’Institut National de Santé américain (NIH – National Institutes of Health) a annoncé qu’il avait procédé à la mise au point « d’un nouveau test urinaire, […] non invasif, permettant de détecter le rejet probable d’une greffe de rein« .  Concrètement, le test « mesure les taux de trois biomarqueurs présents dans les urines d’un patient et permet d’indiquer si le système immunitaire du receveur est en train de réagir contre les cellules du greffon, entraînant ainsi son rejet et l’échec de la greffe« .

 

Ce nouveau test remplacerait à terme la biopsie du rein qui est à l’heure actuelle la seule technique qui « permet de déterminer si un rejet de greffe est en cours« . Celle-ci est invasive car elle « peut entraîner des saignements et des douleurs » et ne « peut donc pas être pratiquée de manière répétitive par mesure préventive« . 

La mise au point du nouveau « test non invasif permettant de détecter l’activation du système immunitaire du patient » est recherché depuis plusieurs année par les scientifiques. « Ce suivi permettrait aux médecins de pouvoir distinguer les signes avant-coureurs d’un rejet d’organe« , et « personnaliser le traitement de chaque personne greffée« . Grâce à ce test, « les chercheurs ont pu déterminer avec 85% d’acuité si un greffon était viable ou bien en cours de rejet« . Ces résultats ont pu être confirmés par des biopsies. Ainsi, les chercheurs ont prouvé que « si les taux urinaires des trois biomarqueurs dépassaient un certain seuil, le système immunitaire du patient était en train d’attaquer les cellules du greffon, entraînant progressivement son rejet« . En outre, une fois le seuil dépassé, ils ont observé que « les taux des trois biomarqueurs augmentaient de manière progressive et lente pendant plusieurs semaines avant de subir une augmentation fulgurante […] environ 20 jours avant le rejet total du rein« . Par conséquent, via ce test, les chercheurs ont démontré que le rejet total d’un rein était diagnostiquable presque trois semaines à l’avance. Ce test permet donc simplement d’indiquer un futur rejet.

 

Au cours de la prochaine étape, les chercheurs souhaitent mettre en place une nouvelle étude afin que les médecins puissent recourir au test urinaire pour augmenter, « lors des phases de rejet potentiel, le traitement en immunosuppresseurs de leurs patients » et ainsi prouver, ou non, « l’efficacité de cette méthode pour éviter la destruction du rein« . 
 

<p> BE Etats-Unis 339 (Aurélie Perthuison) 19/07/2013</p>

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