Un de nous : La fédération de l’Europe de la vie

Publié le : 9 mars 2016

Quatre ans après le lancement de l’initiative citoyenne européenne (ICE) Un de nous, dont les deux millions de signatures ont été ignorées par la Commission européenne en mai 2014, « une trentaine de mouvements de seize pays se fédèrent pour devenir la principale force européenne de défense de la vie ».

 

Trouvant sa source dans la société civile, cette Europe de la vie entend défendre la dignité de la personne humaine de sa conception à sa mort naturelle, à la suite notamment de saint Jean-Paul II et du Professeur Jérôme Lejeune. Face aux législations dépénalisant l’avortement, à la dérive des institutions européennes vers l’édification des droits individuels en norme suprême, ceux-ci ont en effet appelé dès les années 1980 les associations pro-vie à se fédérer pour mener une action européenne.

 

Samedi 12 mars, la fédération, d’ores et déjà saluée par le pape François pour son « engagement généreux et créatif (…) à manifester le sens authentique de la personne humaine et sa dignité », sera lancée publiquement à Paris. De nombreuses personnalités européennes, d’Etats membres plus ou moins transgressifs en matière de bioéthique, seront accueillies à la salle Gaveau pour ce premier forum européen organisé par la Fondation Jérôme Lejeune et le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ) qui représentent tous deux la France dans la fédération. Trois tables rondes sont au programme pour aborder de front les sujets en question dans toute l’Europe : « Le scandale du planning familial et ses conséquences pour l’Europe », « L’euthanasie, menace ou réalité en Europe », et « GPA, eugénisme, trafic de gamètes : le transhumanisme en marche ».

 

Pour le président de la fédération, Jaime Mayor Oreja [1], le regroupement au sein d’une fédération était indispensable pour « maintenir, d’une manière ou d’une autre, l’effort qui avait été fait par de nombreuses organisations internationales de défense de la vie » mais balayé « d’un revers de la main » par la Commission européenne. Il est nécessaire selon lui d’agir à échelle européenne pour combattre le relativisme moral dont la portée est éminemment universelle.  « Nos associations doivent montrer que ce qui est progressiste, c’est de défendre la vie et de donner des solutions positives et miséricordieuses à des problèmes difficiles », clame Alicia Latorre, Présidente de la Fédération espagnole des associations provie.

 

Jaime Mayor Oreja précise cependant que « la fédération n’est pas un groupe politique qui entend changer la législation européenne », mais « un mouvement culturel qui souhaite exprimer une opinion nouvelle au sein de l’Europe ». Et l’absence dans le débat culturel est précisément l’une des raisons profondes qui expliquent la crise actuelle : « C’est en prenant conscience et en faisant prendre conscience de l’importance du droit à la vie, de la famille de la dignité humaine, que nous pourrons répondre à la crise que nous vivons ».

Pour aller plus loin : « Un de nous » : des experts du droit, de la santé et de la politique s’engagent pour défendre l’embryon humain

 

[1] Ministre de l’intérieur espagnol de 1996 à 2001.

<p>Famille Chrétienne (Antoine Pasquier) 09/03/2016</p>

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