Trois mères porteuses demandent à la Cour Suprême de clarifier la question de l’« industrie controversée » de la GPA

Publié le 16 Mai, 2018

Trois mères porteuses américaines sont à Washington cette semaine pour demander à la Cour Suprême de clarifier les droits des femmes et des enfants dans les contrats de GPA. Elles ont toutes les trois déjà intenté des procès dans leur Etat d’origine, et considèrent toutes les trois que les contrats de GPA « exploitent les mères naturelles, créent une classe de femmes éleveuses et transforment les enfants en marchandise ». Leur avocat, Harold Cassidy, a déclaré que la nature même des contrats de GPA empêche « que l’enfant soit placé là où se trouve son intérêt supérieur ».

 

« Quand une mère sait que son enfant se trouve dans une situation qui n’est pas dans son meilleur intérêt ou est, comme dans mon cas, carrément préjudiciable pour  lui, elle a le droit de s’y opposer », explique Mélissa Cook, la première des trois mères. Mélissa Cook [1] a porté en 2015 des triplés pour un célibataire « paranoïaque » et sujet à des « crises de colère fréquentes », qu’elle accuse notamment d’avoir laissé les enfants sans surveillance plusieurs heures. Dès sa grossesse, elle a été amenée à s’interroger sur capacité de l’homme à prendre soin des enfants, mais en janvier dernier, sa demande d’adopter les trois bébés a été de nouveau refusée en appel.

 

Bare, quant à elle, a été victime d’insultes racistes pendant toute sa grossesse. « J’ai une obligation morale envers ma fille de ne pas la placer dans une maison qui enseigne la haine. Je ne pouvais pas permettre que cela se produise. » Elle a aussi perdu son procès car son contrat de GPA l’a complètement déchue de ses droits parentaux.

 

Gail Robinson, enfin, a obtenu une garde partagée avec le père biologique de ses jumelles, après avoir déclaré avoir signé le contrat sous la contrainte.

 

[1] Des triplés au coeur d’une épineuse bataille sur la GPA

Washington Post, Ariana Eunjung Cha (16/05/2018)

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