Trafic d’organes : la Serbie réclame une enquête de l’ONU

Publié le : 4 mars 2011

Lors de sa visite à Paris le 3 mars 2011, le ministre Serbe des affaires étrangères, Vuk Jeremic, a demandé l’ouverture d’une enquête internationale sur le trafic d’organes au Kosovo et en Albanie. L’armée de libération du Kosovo (UCK) est accusée d’avoir prélevé des organes sur des prisonniers serbes dans les mois suivants la guerre de 1999 (Cf. Synthèse de presse du 18/02/11).

Les allégations sur ce trafic ont été relancées en 2011 par le rapport du parlementaire suisse Dick Marty, après que Carla Del Ponte, ancien procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie en avait parlé dans un ouvrage publié en 2008.

La Serbie refuse que l’enquête soit exclusivement conduite par la mission européenne de police et de justice du Kosovo (Eulex) même si sa participation est autorisée. Des problèmes liées à la protection des témoins clés et de juridiction en seraient la cause. "Le rapport Marty montre que les événements ne concernent pas que le Kosovo mais aussi l’Albanie. Les traces conduisent dans d’autre pays, hors UE comme la Turquie et les acheteurs des organes pourraient se trouver au Moyen-Orient. Eulex n’est pas capable d’y enquêter" déclare M. Jeremic.

"Nous avons besoin d’un mécanisme crédible et indiscutable pour que des investigations soient conduites" a- t-il ajouté.

La Serbie a fait appel au Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU) pour enquêter sur cette affaire. "Tous les crimes commis dans les années 1990 en ex-Yougoslavie ont fait l’objet d’enquête dans le cadre d’un mandat des Nations Unies. Pourquoi serait-ce différent pour cette affaire, la juge-t-on subalterne ?" a dénoncé le ministre serbe.

Le Monde (Piotr Smolar) 03/03/11

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres