Séquençage du génome humain : où en sont les promesses annoncées ?

Publié le : 25 juin 2010

Il y a 10 ans, le 26 juin 2000, le président américain Bill Clinton annonçait au monde la fin du séquençage du génome humain, aux côtés du Pr Francis Collins, alors responsable du consortium international Human Genome Project (HGP) et de Craig Venter, directeur de la société privée Celera Genomics. "C’est la carte la plus importante jamais produite par l’humanité" avait déclaré le président américain. Financé par 18 pays, le projet avait coûté 3 milliards de dollars et requis la mobilisation d’un millier de scientifiques dans 16 centres de recherche à travers le monde. La réussite était intervenue 5 ans avant la date prévue, après 11 années de travail et "une production continue de séquences brutes de mille bases par seconde 24 heures sur 24, 7 jours sur 7". Selon Bill Clinton, cet exploit allait permettre de "révolutionner le diagnostic, la prévention et le traitement de la plupart, sinon de toutes les maladies".

Qu’en est-il aujourd’hui, après 10 ans ? Le Pr Francis Collins, actuellement à la tête des Instituts nationaux américains de santé, affirme que "les applications en médecine clinique sont jusqu’à présent modestes même si certaines avancées majeures ont été réalisées". Parmi les avancées se trouvent notamment les nouveaux traitements anticancer qui ciblent certaines fonctions vitales des tumeurs ou les tests génétiques prédisant les risques de récidives d’un cancer du sein.

Le Pr Francis Collins croit en l’avenir d’une médecine personnalisée mais reconnaît que de multiples obstacles sont à lever : entre autres, "la qualité et la fiabilité des tests génétiques".

Le Quotidien du médecin (Dr. Lydia Archimède) 25/06/10

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