Sénat italien : Une mère porteuse américaine, exilée, dénonce un esclavage

Publié le : 3 mars 2016

En 2006, Elisa Anna Gomez, une américaine vivant dans l’état du Minnesota, a témoignée hier au Sénat italien. Déjà mère de deux grands enfants, elle « s’est proposée » dans un forum sur Internet pour devenir mère porteuse. Après avoir rencontré plusieurs couples, elle signe « un accord lui garantissant de l’argent et l’assurance d’être toujours la mère de l’enfant et de rester présente dans sa vie » avec un couple homosexuel.

 

Cependant, « dès que la petite est née, je me suis sentie attachée à elle, je sentais que c’était ma fille et savais que je ne pouvais pas me séparer d’elle ». Le couple pressent cet attachement, coupe tout contact et quitte le Minnesota. Elle s’adresse aux autorités, en vain : « On me traitait comme si la fillette n’était pas à moi. »

 

Elle recourt à la justice. Pour son premier procès, je juge déclare « qu’elle n’est pas la mère de sa fille, mais ‘seulement un donneur génétique’ ». En appel, « on lui reconnaît des liens de parenté avec l’enfant, tout en confiant celle-ci au couple homosexuel. Elle est condamnée à verser près de 600 dollars de pension alimentaire, alors qu’elle est artiste peintre et vit de petits boulots pour entretenir sa famille ». Aux Etats-Unis, « elle est désormais passible de prison si elle parle de ce qui lui est arrivé ». Elle n’a pas revu sa fille depuis 2 ans ½ et s’insurge : « des milliers de femmes, dans le monde, subissent le même sort ». Elles « sont exploitées, forcées par la violence ou par la faim, à louer leur utérus » et elle s’écrie : « Je ne suis pas une esclave et ma fille n’est pas un objet ». Elle regrette : « Je suis poursuivie par mon erreur ».

<p>Zenit (Federico Cenci) 02/03/2016</p>

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