Sédation terminale : confusion aux Pays-Bas

Publié le : 9 mars 2017

Le conseil de discipline des soins de santé (RTG) de La Haye vient de blâmer un médecin gériatre « qui n’avait pas jugé opportun de sédater une patiente de 102 ans qui le demandait ».

 

Le médecin reconnait que sa patiente avait exprimé le « désir de ne plus vivre », mais elle était « calme, dormait bien et réagissait bien aux doses de morphine », sans présenter de « symptôme réfractaire physique». La famille de la patiente a porté plainte après son décès naturel, « arguant que le désir de mourir était un symptôme réfractaire et que sur cette base, les médecins ne pouvaient refuser la sédation ».

 

Dans sa récente décision, le Conseil a estimé que « le médecin devait prendre en considération la souffrance psychique d’être encore en vie, alors que la patiente souhaitait mourir ». Il laisse donc entendre que « le seul fait de vouloir mourir peut être qualifié de ‘symptôme réfractaire’ ».

 

Toutefois, le Collège disciplinaire de la Fédération des médecins néerlandais (KNMG), saisi également de l’affaire, « a rappelé que la décision de plonger un patient dans un état d’inconscience par sédation ne dépend ni de la famille ni du patient, mais bien du médecin (…) Il n’est donc pas question d’accorder automatiquement la sédation à un patient qui le demande ».

<p>Institut Européen de Bioéthique (9/03/2017)</p>

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