Rétinite pigmentaire et cellules IPS : première transplantation dans le cadre d’un essai clinique

Publié le : 19 octobre 2020

Au Japon, l’hôpital de Kobe a réalisé une transplantation de cellules photoréceptrices[1] dérivées de cellules souches pluripotentes induites (iPS), sur un patient atteint de rétinite pigmentaire. Cette pathologie provoque une perte progressive des cellules photoréceptrices de la rétine. Aucun traitement n’est connu à ce jour. Après la réussite des tests sur l’animal, cette première transplantation vise à vérifier sa sécurité sur l’homme. Un deuxième patient devrait être également opéré.

La rétinite pigmentaire ayant probablement des causes génétiques, l’équipe a utilisé des cellules iPS obtenues à partir de cellules sanguines d’un donneur sain, plutôt que celles du patient. Elles ont été transplantées sous la forme d’un feuillet dans la rétine du patient. Il sera suivi durant un an ; les chercheurs seront attentifs à toute réaction de rejet des cellules transplantées, et scruteront les signes de communication des cellules transplantées avec celles du patient.

NDLR : Au Japon, plusieurs essais cliniques utilisant des cellules iPS sont en cours, visant le traitement de pathologies oculaires mais aussi cardiaques, sanguines, la maladie de Parkinson ou encore des lésions de la moelle épinière. Les cellules iPS, cellules pluripotentes dérivées de cellules adultes, ne posent pas les problèmes éthiques des cellules souches embryonnaires humaines.

[1] Cellules spécialisées de la rétine qui captent la lumière et la transforment en signaux électro-chimiques. Elles sont indispensables à la vision.

Source: Japan Times (16/10/2020)

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