Réorganiser le don d’organes

Publié le : 21 juin 2002

A l’occasion d’un colloque franco-allemand sur les greffes d’organes, Jean François Mattéi, ministre de la Santé, de la Famille et des personnes handicapées devrait présenter ses recommandations. « Il faut que l’on puisse prélever le plus possible sur des personnes décédées« . En effet, les greffes sur donneur vivant peuvent avoir des complications c’est pourquoi il appelle à augmenter le nombre de prélèvements sur personnes décédées et à améliorer la pratique de la greffe.  

Depuis 1976, c’est le principe du consentement présumé qui est pratiqué en ce qui concerne le don d’organe. C’est à dire qu’une personne, si elle n’a pas exprimé clairement son refus, est consentante pour donner ses organes.  

Jean François Mattéi propose de rendre obligatoire entre 18 et 30 ans l’information sur les dons d’organes et demander à chaque personne si elle est déclarée consentante. 

Quant à la révision des lois de bioéthique, le ministre émet:

 

« à titre personnel, quelques réserves« . « Je ne voudrais pas que la loi avalise par avance des techniques, qui, loin de faire leurs preuves, posent de réels problèmes » … »Il ne faut pas ouvrir toute grande la porte à l’instrumentalisation de la vie humaine« . Il se dit « irrité du fait que les scientifiques conduisent les politiques à légiférer dans l’urgence sur des supputations pures et simples« . 

<p>Le Figaro (Martine Perez - Fabrice Nodé-Langlois) 21/06/02</p>

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