PMA, stimulation ovarienne : 150 000 françaises y ont recours chaque année

Publié le 18 Jan, 2021

L’Ined, en partenariat avec l’Inserm et l’université Paris-Saclay, a publié jeudi une étude sur le recours annuel aux « traitements de l’infertilité » en France, basé sur les données de l’assurance maladie qui rembourse ces « traitements ». Deux points sont particulièrement commentés : entre 2008 et 2017, le recours à la PMA est resté stable, concernant 1,25% des femmes âgées de 20 à 49 ans, soit 150 000 femmes par an. Sur la même durée, le recours à ces « traitements » est de plus en plus tardif, avec une augmentation de 24 % chez les femmes de plus de 34 ans.

Par ailleurs, Elise de la Rochebrochard, chercheuse à l’Ined, explique qu’ « une nouvelle analyse, qui est en cours, est en train de comparer les recours à la PMA aux traitements contre l’infertilité avant la PMA. Elle semble indiquer qu’on traite davantage par PMA qu’avant. Ce qui est assez cohérent avec notre étude : chez les femmes plus âgées, on va passer beaucoup plus rapidement en PMA parce que le temps presse ».

Ce même jour, l’Union nationale des associations familiales (Unaf) a rendu public un sondage : il laisse entendre que « les Français veulent ou auraient voulu en moyenne 2,39 enfants, soit bien plus que la fécondité réelle, inférieure à 1,9 enfant par femme ». Ainsi, « 91% des personnes interrogées souhaitent ou auraient souhaité des enfants, dont 83% plus d’un enfant. Et 67% des personnes n’ayant eu qu’un enfant en voudraient, ou en auraient voulu, au moins deux ». L’Unaf en conclut que « si les familles ont moins d’enfants, ce n’est (…) pas parce qu’elles en veulent moins ». Ces « désirs d’enfants contrariés » doivent recevoir des réponses de la part des pouvoirs publics estime l’association, notamment par la révision de la politique familiale. Car selon l’Unaf, le bilan démographique à paraitre « va confirmer une 6e année de baisse consécutive de la fécondité, inférieure à 1,87 enfant par femme », et le nombre des naissances « n’a jamais été aussi bas depuis 1945 ».

 

Source : Inserm (14/01/2021)

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