Pilule contraceptive : annulation du non-lieu dans l’affaire Marion Larat

Publié le : 26 octobre 2020

Lundi, l’avocat de Marion Larat, « jeune femme lourdement handicapée après un AVC qu’elle impute à la prise d’une pilule de 3e génération produite par Bayer », a annoncé qu’une décision de justice infirmait le non-lieu prononcé en 2018. En conséquence, son dossier sera instruit au pénal, et la jeune femme devrait être auditionnée « d’ici la fin de l’année ». « Il a été estimé à tort que le lien de causalité entre la prise de la pilule Méliane et l’AVC n’avait pas été établi de façon certaine », juge la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris.

Au plan civil, un jugement datant de septembre du tribunal judiciaire de Bordeaux lui octroie 4,5 millions d’euros d’indemnités qui seront versées par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam).

Cette affaire remonte à 2012, date à laquelle Marion Larat avait porté plainte « pour atteinte involontaire à l’intégrité de la personne » suite à un AVC et un handicap « à 65% », imputés à la prise d’une pilule contraceptive de troisième génération. S’en sont suivies près de 130 plaintes, et le déremboursement de ces pilules par les autorités sanitaires. En 2017, le parquet de Paris a classé l’affaire qui concernait 29 marques de pilules contraceptives (cf. Enquête classée concernant les pilules contraceptives, mais de nouvelles plaintes en justice). L’avocat de Marion Larat, Maitre Jean-Christophe Coubris, dépose alors « une plainte avec constitution de partie civile, entraînant désignation d’un juge d’instruction », qui se solde par un non-lieu rendu en octobre 2018. C’est ce non-lieu qui a été infirmé dans une décision que l’avocat salue.

Source : AFP (26/10/2020)

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