Périnatalité : quelle place pour les sages femmes ?

Publié le : 18 septembre 2003

L’Express revient sur le « baby blues » des sages femmes : problèmes de reconnaissance, de formations, de conditions de travail,… En 2000, année de l’affaire Perruche, les plaintes contre la corporation des sages femmes ont augmenté de près de 40 % selon le conseil de l’Ordre.

 

« Trop d’appareils, de césariennes, d’accouchements prématurés, rançon de la procréation médicalement assistée« , regrettent beaucoup de sages femmes, « et pour quel résultat ?« . La France se place tout juste dans la moyenne européenne en ce qui concerne les taux de mortalité maternelle et néonatale. Pour Sylvie Labéride, à la tête de la contestation, « notre société considère l’accouchement comme une vidange et la grossesse comme une maladie« . « L’obsession de la sécurité a fait de nous des techniciens de l’obstétrique » renchérit Benoît Legoadec.

 

La mission périnatalité a remis hier son rapport sur la réorganisation de la prise en charge des femmes enceintes et de leurs nourrissons au ministre de la santé Jean François Mattéi. Les professeurs Gérard Bréart (santé publique), Francis Puech (gynécologie-obstétrique) et Jean-Christophe Rozé (néonatologie) y préconisent, en 20 propositions, « une nouvelle politique périnatale » basée sur « une prise en charge différenciée » de la grossesse et de l’accouchement selon qu’il soit « à bas risque » ou « à haut risque« . Il serait donné une grande autonomie aux sages femmes pour le suivi des grossesses et des accouchements « à bas risques« , notamment au sein des « maisons de naissance« .

<p>L'Express (Claire Chartier) 18/09/03 - Le Monde (Sandrine Blanchard) 18/09/03 - Le Quotidien du Médecin (Karine Piganeau) 18/09/03 - Libération 18/09/03 - Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 19/09/03</p>

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