Pays-Bas : ouverture d’une enquête criminelle contre une association proposant une poudre mortelle

Publié le : 22 mars 2018

Suite au suicide d’une adolescente, les procureurs ont ouvert mercredi 21 mars à La Haye une enquête judiciaire contre l’association Cooperative Last Will proposant à ses membres une aide au suicide.

 

L’enquête, qui rouvre le débat sur l’euthanasie et le suicide assisté aux Pays-Bas, a été lancée « parce que l’aide au suicide est illégale » et parce que les membres de l’association pouvaient acheter une poudre mortelle en ligne via leur site Internet. Les procureurs ont appelé l’organisation à cesser ses activités.

 

Dans une réponse sur son site Web, la Cooperative Last Will a nié avoir enfreint la loi et a déclaré que ses avocats étudiaient l’annonce des procureurs. La poudre mortelle n’a pas encore été identifiée. L’association prétend qu’elle est légalement à disposition.

 

Si l’euthanasie est dépénalisée aux Pays-Bas quand elle est pratiquée par un médecin dans le respect « de conditions strictes », l’aide au suicide reste illégale. Aussi, les défenseurs de l’euthanasie cherchent maintenant à l’étendre aux personnes qui considèrent que leur vie est terminée, mais qui ne répondent pas aux critères de la loi. Ils demandent la mise à disposition de médicaments pour « mettre fin à sa vie de manière indolore et digne ».

 

Selon le bureau des statistiques du pays, 1 894 personnes ont été euthanasiés en 2016 et 6 585 cas ont été signalés l’année dernière. Ils représentent 4,4% de tous les décès aux Pays-Bas.

<p>Washington Post, Mike Corder (21/3/2018), Bioethics (22/3/2018), AFP (23/3/2018)</p>

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