La semaine dernière, le tribunal fédéral de l’Ohio a accordé une « personnalité juridique » à des animaux.
Cette décision intervient au cours d’une bataille judiciaire autour des « hippopotames de Pablo Escobar ». Ce dernier avait importé quelques hippopotames pour son zoo en Colombie. Après sa mort, les hippopotames ont proliféré et sont aujourd’hui près de 80, devenant « un souci environnemental et une menace pour les habitants ». La question de leur euthanasie s’est alors posée. En juillet, l’avocat Luis Domingo Gomez Maldonado a déposé un recours devant la justice colombienne au nom des hippopotames, proposant la stérilisation plutôt que l’euthanasie.
Dans le cadre de ce recours, l’association Animal Legal Defense Fund (ALDF) « a fait une demande pour obtenir l’autorisation de témoigner à deux experts en stérilisation basés aux États-Unis ». La loi colombienne ne suffisant pas, l’association a saisi les tribunaux américains, toujours au nom des hippopotames. Ces derniers étant alors considérés comme les « personnes intéressées » pour lesquels ALDF agissait. Une juge de la cour fédérale de l’Ohio a accepté, « consacrant ainsi la personnalité juridique des hippopotames de Pablo Escobar ».
Pour l’avocat d’ALDF, cette décision est « le premier exemple concret d’une cour américaine autorisant les animaux à exercer un droit légal en leur propre nom ». Selon lui, ce type d’affaire en n’est pas un cas isolé.
Source : HuffPost avec AFP (22/10/2021)