“Dans les pages Horizons et Débats du Monde Marie Christine Etelin, avocate à Toulouse, et François Roux, avocat à Montpellier, rappellent quelques règles de droits “oubliées” dans le dossier des OGM.
Au delà des questions scientifiques “il est juste de poser deux questions aux sociétés commerciales qui revendiquent au nom de leurs intérêts privés de pouvoir faire des expérimentations en plein champ. Premièrement : ces sociétés peuvent-elles affirmer que ces essais sont totalement inoffensifs pour l’environnement ?” Deuxièmement : “ces sociétés commerciales ont-elles souscrit une assurance couvrant les risques éventuels que l’interaction des OGM pourrait faire courir aux autres cultures en particulier et à l’environnement en général ?” La réponse est non.
Il est surprenant que les pouvoirs publics qui imposent une assurance pour le moindre essai de médicament n’ai pas les mêmes exigences pour les essais d’OGM susceptibles d’avoir des conséquences irréversibles sur l’environnement et les cultures biologiques.
Et de conclure : “la seule application du droit devrait entraîner l’interdiction pure et simple des essais d’OGM en plein champ tant que les sociétés qui les mènent à leur seul profit ne seront pas correctement assurées ou n’auront pas déposé une caution susceptible de garantir le risque que ces essais font courir aux autres agriculteurs, à l’environnement et donc à nous tous”.
Le Monde (Horizons et Débats) 14/09/04