OGM : comment limiter l’apparition d’insectes résistants ?

Publié le : 30 mai 2006

La culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM) nécessite de veiller à l’apparition d’insectes résistants aux toxines produites notamment par les maïs transgéniques Bt. Se pose ainsi la question : comment limiter l’émergence de ce type d’insectes ?

 

Les américains, qui exploitent 12 millions d’hectares de maïs transgéniques sur les 20 millions cultivés dans le monde, pratiquent la stratégie dite de « zones refuges ». Pour éviter que l’ensemble d’une population d’insectes soit porteur d’une mutation les rendant résistants aux toxines, il faut assurer un brassage génétique entre individus résistants et individus sensibles. Les zones refuges sont les zones de séparation entre champs de maïs classiques et champs de maïs transgéniques pour que s’accouplent entre eux insectes résistants et sensibles. Ainsi aux Etats-Unis, la règle est de séparer au maximum de 800 mètres les parcelles de cultures traditionnelles et transgéniques.

 

Des chercheurs de l’Inra et d’un laboratoire du CNRS-université de Toulouse 3 publient dans la revue PLoS Biology une étude selon laquelle la stratégie des « zones refuges » n’est pas infaillible et conseillent de l’affiner avant d’envisager son utilisation en Europe. Néanmoins, Denis Bourguet, chercheur à l’Inra et co-signataire de l’étude, estime prématuré de tirer des conclusions sur l’efficacité des « zones refuges » dans le sens où la fréquence d’individus résistants reste de toute façon très faible (moins d’un sur un million).

 

Pour le moment en France, les cultures traditionnelles de maïs étant largement majoritaires, elles jouent naturellement le rôle de « zones refuges ».

<p>Le Figaro (Marc Mennessier) 30/05/06</p>

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