Moustiques OGM : les nouvelles recommandations de l’OMS

Publié le 1 Juin, 2021

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié de « nouvelles directives » concernant le déploiement de moustiques génétiquement modifiés pour lutter contre les maladies à transmission vectorielle.

Différentes techniques sont utilisées. Les moustiques génétiquement modifiés peuvent être porteurs d’un gène qui tue la progéniture féminine. Une technologie qui peut être utilisée contre le moustique Aedes aegypti qui transporte les virus de la dengue, du chikungunya et du Zika (cf. Des moustiques génétiquement modifiés relâchés en Floride). En ce qui concerne le paludisme, la modification génétique a visé à réduire la capacité du moustique femelle à transporter le parasite qui cause la maladie.

L’OMS recommande la prudence

« En examinant le potentiel des nouvelles technologies pour répondre aux besoins non satisfaits de la lutte contre les moustiques, il est nécessaire d’évaluer leurs risques et leurs avantages dans le contexte de la situation actuelle », juge l’OMS.

L’Organisation recommande que soient prises « des mesures visant à améliorer la compréhension des effets que les moustiques génétiquement modifiés peuvent avoir sur l’environnement, la santé humaine et la santé animale ». Par ailleurs les stratégies les plus efficaces pour l’évaluation des risques doivent être mises à jour, selon l’OMS.

L’Organisation mondiale de la santé est « consciente de la responsabilité des scientifiques, et de l’OMS elle-même, pour assurer un contrôle sûr du paludisme », estime Diabaté Abdoulaye, entomologiste à l’Institut de Recherche en Science de la Santé (IRSS) au Burkina Faso.

Des conséquences à évaluer dans leur ensemble

Les moustiques jouent « un rôle important dans la chaîne alimentaire » et sont des pollinisateurs, souligne Rahuldeb Sarkar, spécialiste de la santé publique et consultant à l’hôpital de Medway, dans le Kent, au Royaume-Uni. Par conséquent, « l’éradication d’une espèce de moustique peut avoir des conséquences inconnues sur l’écosystème ». Des effets qui doivent « être examinés dans leur intégralité », alerte le scientifique.

 

Source : News Medical, Emily Henderson (28/05/2021)

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