Loi de bioéthique : approche du débat parlementaire

Publié le : 3 février 2011

Le 8 février 2011 à l’Assemblée nationale aura lieu le débat sur le projet de loi de bioéthique. Si la gauche défend globalement des positions très libérales en matière de bioéthique, malgré quelques exceptions comme la question des mères porteuses (Cf. Synthèse de presse du 23/11/10,  du 14/12/10 et du 15/12/10), la droite, qui fait figure d’arbitre, apparaît divisée.

A gauche se distinguent les figures d’Alain Claeys (PS) et de Noël Mamère (Verts). Alain Claeys, président de la mission d’information parlementaire sur la révision des lois de bioéthique, se positionne pour les options les plus libérales. Noël Mamère est symptomatique d’une gauche qui sur les sujets de bioéthique « surfe sur l’émotion en refusant de voir les questions éthiques qui se cachent derrière« . Favorable à la gestation pour autrui, il considère que « les progrès de la médecine peuvent en effet ouvrir la voie à un droit à l’enfant« .

Parmi les députés de la majorité se détachent Jean Leonetti et Hervé Mariton. Rapporteur de la mission d’information parlementaire, Jean Leonetti est opposé aux mères porteuses mais s’est clairement prononcé pour une libéralisation de la recherche sur l’embryon humain. Il déclarait en effet dans le Journal du dimanche qu’il est « urgent d’autoriser la recherche sur l’embryon non destiné à naître, de (la) permettre une bonne fois pour toutes, en mettant à bas le système actuel de dérogations » (Cf. Synthèse de presse du 08/11/10). Hervé Mariton plaide pour le maintien de l’actuel système d’interdiction de la recherche sur l’embryon humain avec un régime strict de dérogations. Il souhaite aussi que « l’Agence de la biomédecine (ABM) – à qui est laissé le soin d’accorder ces dérogations – soit davantage contrôlée par la représentation nationale » (Cf. Synthèse de presse du 16/11/10).

Notons qu’une pétition citoyenne signée par plus de 10 000 personnes et demandant un moratoire sur la recherche sur l’embryon humain a été lancée par Stanislas de Larminat (Cf. Synthèse de presse du 13/01/11). « Pourquoi la France ne donnerait-elle pas l’exemple au monde ? Progrès doit-il forcément rimer avec transgression ? » interroge-t-il.

<p>Famille chrétienne (Emmanuel Pellat) 5-11/02/11</p>

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