Les sages-femmes vont-elles pouvoir prescrire le RU 486 ?

Publié le : 28 mai 2009

La question de la prescription de l’IVG "médicamenteuse", le RU 486, par les sages-femmes doit être débattue cette semaine au Sénat sous forme d’un amendement au projet de loi sur la réforme de l’hôpital.(cf. Synthèse de presse du 15/05/09).

Rappelons que le projet est soutenu par le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes mais que plus de 900 sages-femmes réunies au sein du collectif Sages-femmes de demain s’y opposent (cf. Synthèse de presse du 18/05/09). "Nous ne remettons pas en cause le droit à l’avortement, mais nous pensons que cet acte ne correspond pas à l’essence de notre métier, qui est de préparer, d’accompagner et de suivre les naissances", explique sa porte-parole.

Bérengère Poletti, députée UMP, auteur d’un rapport sur le sujet et de l’amendement explique : "nous sommes confrontés à un problème de santé publique. Les praticiens militants qui ont connu l’époque des avortements clandestins et leurs conséquences pour les femmes partent à la retraite. Les médecins plus jeunes considèrent l’IVG comme un acquis et n’ont pas envie de s’y impliquer. Dans ces conditions, donner cette compétence aux sages-femmes, c’est augmenter les possibilités pour les femmes".

Rappelons que le RU 486 peut être prescrit aux femmes enceintes jusqu’à la 7ème semaine d’aménorrhée.

Quant à la pilule du lendemain, ou Norlevo, disponible depuis 10 ans sans ordonnance en pharmacie, sa distribution est  passée de 15% à 31% entre 1999 et 2005, selon le bilan du fabricant HRA Pharma. Notons que l’utilisation de cette pilule contraceptive d’urgence n’a pas infléchi le nombre d’interruption volontaires de grossesse (IVG).

La Croix 28/05/09 - La Vie (Claire Legros) 28/05/09

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