Les faucheurs d’OGM s’opposent à la loi de bioéthique

Publié le 16 Fév, 2021

Après les profondes modifications apportées par les sénateurs en deuxième lecture au projet de loi bioéthique, le texte sera débattu par une commission mixte paritaire le 17 février. En cas de désaccord, c’est l’assemblée qui aura le dernier mot, ce qui laisse craindre un retour des dérives supprimées par les sénateurs. Décrié par le collectif Marchons enfants, il est aussi critiqué par le mouvement des faucheurs volontaires d’OGM : dans une lettre ouverte, ils dénoncent « l’adaptation de l’éthique aux évolutions techniques ». Quatre points les préoccupent :

  • l’autorisation des embryons transgéniques et ses dérives eugéniques : « Nous voyons bien que les manipulations sur les embryons destinés à être détruits préparent les manipulations sur les embryons qui seront implantés » écrivent-ils. En outre, l’ « édition du génome» qui serait utilisée pour modifier le génome des embryons « n’est pas définie dans la loi ». Il s’agit « d’une invention de l’industrie des biotechnologies qui veut minimiser les conséquences de ces manipulations soi-disant précises mais qui en réalité génèrent de très nombreux effets non intentionnels. (…) Va-t-on modifier des bébés sachant cela ? ».
  • l’autorisation des embryons chimériques et la « régression » qu’elle implique.
  • les recherches sur les cellules souches pluripotentes induites, qui pourraient mener à la création de gamètes « artificiels » en abondance et de fait au tri « quasi industriel » des embryons.
  • L’autorisation du séquençage du génome en prénatal qui peut aboutir à des « interruptions médicales de grossesse » jusqu’au terme de la grossesse.

« Peut-on fonder une société humaine sur la transgression perpétuelle par la technique des limites éthiques ? » interroge le collectif des faucheurs d’OGM.

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