Le don croisé d’organes bientôt réalisé en France

Publié le : 3 juin 2013

 Les premiers dons croisés d’organes, autorisés par la loi de bioéthique du 7 juillet 2011, pourraient avoir lieu avant la fin de l’année 2013. 

 

Le principe du don croisé est le suivant: « madame A souhaite donner un de ses reins à son mari, qui en a besoin ». Mais pour des raisons de compatibilité immunitaire, ce don n’est pas possible, car « l‘organe serait immédiatement rejeté« . Dans le même temps, monsieur B souhaiterait  pouvoir faire profiter son fils malade d’un de ses reins, mais il existe également une incompatibilité entre eux. Par conséquent, « si le rein de madame A convient au fils de monsieur B et qu’en même temps celui de monsieur B peut sauver monsieur A, les deux prélèvements et les deux transplantations peuvent être envisagées simultanément« . Cette pratique du don croisé est déjà réalisée dans certains pays de l’Union européenne et aux Etats-Unis.

 

 
Pour Marie-Alice Macher, du pôle stratégie de l’Agence de la biomédecine, en France, « la seule chose qui nous manque, c’est un nombre suffisant de paires de donneurs dans la base de données« . Il faudrait en effet au moins 50 couples pour que le mécanisme puisse se mettre en place. Le fonctionnement est le suivant: un bilan médical complet du donneur est effectué et « les couples passent ensuite devant un comité spécifique, qui vérifie l’absence de coercition« . Puis, le donneur est entendu par un tribunal. Enfin, « les couples doivent être examinés par le Pôle national de répartition des greffons, qui décide de leur éligibilité ou non à la base de données des paires« .

<p> Lepoint.fr (Anne Jeanblanc) 31/05/2013</p>

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