L’ABM veut sensibiliser les proches au don de rein

Publié le : 2 octobre 2017

L’ABM[1] publie « un guide[2] pour les professionnels de santé » sur la greffe de rein prélevé sur donneur vivant. Pour l’ABM, cette greffe sur donneur vivant est encore « insuffisamment connue ».

 

Avec 576 greffes rénales à partir de donneurs vivants en 2016, « soit 16% des 3615 greffes rénales réalisées en 2016 » et 29 greffes de plus qu’en 2015, « nous constatons un palier aujourd’hui », explique le Pr Olivier Bastien, directeur Prélèvement greffes organes tissus à l’Agence de la biomédecine. Ces dons ont doublé depuis 2010 et ils avaient augmenté de 28% en 2014.  

 

Le prélèvement chez un proche permet une transplantation plus tôt, avec de « meilleurs »  résultats : « Dix ans après la greffe, la survie des greffons issus de donneurs vivants est de 77,8% contre 61,9% pour les greffons prélevés sur donneurs décédés ». De plus, selon le Dr Dominique Bertrand, néphrologue au CHU de Rouen : « La récupération de la fonction rénale est plus rapide qu’avec une greffe d’un donneur décédé, ce qui permet de raccourcir la durée du séjour hospitalier dans la majorité des cas ».

 

Pour le donneur, le risque de décès serait de « 3 cas pour 10 000 donneurs » et les complications opératoires telles que « des douleurs au niveau de la cicatrice (22%), des infections urinaires (4%), de l’hypertension artérielle 4%), des complications pleuropulmonaires (1,2%) ». « Un à 3% des cas » nécessite également une ré-hospitalisation. Bien qu’un tiers des donneurs « n’ait pas retrouvé la qualité de vie physique d’avant le don, voir la moitié, pour ce qui est du mental » un an après le prélèvement, « 98% le referaient ».

 

La brochure insiste sur le caractère d’« aidant » du soignant, qui doit aider à « fluidifier le parcours », à « garantir la neutralité financière du don », à faire un suivi « renforcé » du donneur en le surveillant « tout au long de sa vie ». Le professionnel de santé doit ouvrir le dialogue familial sur la possibilité d’un don au sein du cercle proche : « un patient en insuffisance rénale n’osera pas demander à un proche de lui donner un rein. Un généraliste, une infirmière ou un soignant peut ouvrir la discussion ».

 

Pour aller plus loin :

Les transplantations rénales à partir de donneurs vivants en augmentation

Don d’organes : un plan national d’envergure passé sous silence

 

[1] Agence de Biomédecine

[2] Brochure « La greffe rénale à partir de donneur vivant », à commander gratuitement sur le site www.agence-biomedecine.fr

<p>Le quotidien du médecin (02/10/2017) ; ABM (29/09/2017)</p>

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