La réponse de Jean Leonetti aux militants pro-euthanasie

Publié le 22 Déc, 2008

Dans le journal Le Monde, Jean Leonetti, député UMP qui a présidé la mission parlementaire sur l’accompagnement de la fin de vie, revient sur l’encart publié dans ce même journal la semaine dernière par une association militant pour la légalisation de l’euthanasie (cf. Synthèse de presse du 16/12/08). Cette association mettait en cause le contenu du rapport de la mission d’évaluation de la loi sur la fin de vie (Cf. Synthèse de presse du 02/12/08).

Jean Leonetti rappelle que ce rapport est le fruit de huit mois de travail, réalisé par 30 députés issus de tous les bords politiques. Outre Jean Leonetti, la mission d’évaluation, elle, comprenait  trois députés issus de formations politiques différentes.

Il rappelle aussi que toutes les auditions de la mission d’évaluation ont été diffusées sur la chaîne parlementaire et sont consultables sur Internet.

Pour tous, la loi est mal connue et mal appliquée mais personne n’en a demandé l’abrogation : "lorsqu’une loi votée à l’unanimité n’est pas appliquée, ne faut-il pas tout faire pour la mettre en œuvre avant de la changer", souligne Jean Leonetti.

Il rappelle que la mission a exploré toutes les alternatives possibles y compris l’euthanasie ou le suicide assisté et qu’il était de son devoir de révéler les dérives possibles des différentes législations.

"Il faut se garder de penser que certains pays sont en avance sur d’autres", explique le député UMP. "Aucun pays ne peut se targuer de posséder une législation parfaite", ajoute-t-il. Il reconnait que la loi française ne résout pas tous les cas ( 95 à 99% des cas selon ses détracteurs) mais s’interroge : "n’y a t-il pas un danger à vouloir que nos vies et nos morts soient totalement réglées par le droit et la loi ?". "La barbarie "civilisée reste un risque pour nos sociétés évoluées", ajoute-t-il.

"Il nous faut  douter et se méfier de ceux qui croient détenir la vérité. Le débat […] ne se résumera jamais à une réponse simple apportée à une question simple. Parce que chaque fin de vie est unique et parce qu’on mesure le degré d’une démocratie à protéger les personnes les plus vulnérables, la solidarité est la première réponse que doit offrir notre société", conclut-il.

Le Monde (Jean Leonetti) 20/12/2008

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