Greffer un rein porteur d’hépatite C, une option « rentable »

Publié le : 7 avril 2020

Une étude publiée dans la revue American Journal of Kidney Diseases[1] indique que « la transplantation de reins infectés par le virus de l’hépatite C (VHC) chez des receveurs non infectés, puis le traitement des patients par une thérapie antivirale, permet d’obtenir une meilleure qualité de vie et est moins coûteuse que d’attendre une transplantation avec un rein non infecté ».

Selon l’analyse des chercheurs de l’Université de Cincinnati, « la transplantation de reins infectés par le VHC chez des receveurs non infectés augmente la survie de 1,19 années de vie corrigées de la qualité et réduisait les coûts de la vie de 37 918 dollars par rapport à la transplantation de reins de donneurs non exposés au VHC ». Ces « bénéfices » proviennent « du risque de surmortalité des patients dialysés, de la grande efficacité des traitements antiviraux contre le VHC et des délais d’attente nettement plus courts pour les reins infectés par le VHC ». En effet, « le temps d’attente moyen pour un rein infecté par le VHC est de 1,56 an » et recourir à ce type de greffe reste « rentable » dès lors que « le temps d’attente pour un rein infecté ne dépasse pas 3,1 ans ».

Pour le Dr Eckman, premier auteur de l’étude, « tout ce qui peut réduire le nombre d’années pendant lesquelles le patient est sous dialyse en attente d’une greffe est une amélioration. C’est l’avantage d’accepter un rein infecté par le VHC ».

Plusieurs auteurs de l’étude ont fait état de « liens financiers avec des sociétés pharmaceutiques ».

 

Pour aller plus loin :

 

Source : Medical Xpress (06/04/2020)

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