Espagne : un médecin condamné pour une IVG « ratée »

Publié le : 29 mai 2012

Jeudi 24 mai 2012, un médecin espagnol a été condamné par le tribunal de Palma de Majorque pour avoir "raté" l’IVG de sa patiente, venue dans sa clinique pour interrompre sa grossesse. A titre de dommages et intérêts, le médecin a été condamné à verser 150 000 euros ainsi que 978 euros  par mois jusqu’aux 25 ans de l’enfant.

En avril 2010, Tamara, âgée de 22 ans, découvre qu’elle est enceinte et souhaite avorter. Deux semaines après l’opération, le médecin confirme que cette-dernière s’est bien déroulée. Cependant, trois mois plus tard, la jeune femme découvre que la grossesse n’a pas été interrompue. La clinique lui propose alors le remboursement de sa première IVG (400 euros), tout en lui proposant une seconde IVG. Mais Tamara a dépassé le délai légal lui permettant d’avorter en Espagne, puisque celui-ci est fixé à 22 semaines, et qu’elle entame son sixième mois de grossesse. Elle décide alors de garder l’enfant tout en portant plainte contre le médecin.
Suite à cette condamnation du médecin qui souhaite faire appel de la décision, la jeune femme confie : "Je suis heureuse avec mon fils. Quand je devrai tout lui expliquer, j’essaierai de lui faire comprendre que s’il n’était pas désiré à sa naissance, il l’est aujourd’hui".
Cependant,  l’obtention d’une telle indemnisation amène à "s’interroger sur les motivations des parents qui, loin d’agir pour le compte et dans l’intérêt de l’enfant, demandent et obtiennent de conséquentes indemnisations".
 

leplus.nouvelobs.com (Gaëlle-Marie Zimmermann) 25/05/12 - europe1.fr 25/05/12 - lefigaro.fr 25/05/12

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