Epée de Damoclès au-dessus du Téléthon

Publié le : 19 novembre 2010

Alors que le Téléthon pourrait ne pas être reconduit en 2011 après la polémique déclenchée en 2009 par Pierre Bergé, président de Sidaction, Laurence Thiénnot-Herment, présidente de l’Association française contre les myopathies (AFM), s’inquiète de cette "épée de Damoclès" : "c’est la Mort aux trousses mais nous refusons la fatalité" (Cf. Synthèse de presse du 04/11/10). Pour elle, "la fin du Téléthon entrainerait la fermeture du Généthon ou l’arrêt de projets de thérapie génique en cours". En 2009, le Téléthon avait récolté 95,3 millions d’euros.

Le 16 novembre 2010, une pétition a été lancée au Genopole d’Evry, dirigé par Pierre Tambourin. Elle compte plus de 450 signatures. Entre autres signataires se trouvent les généticiens Axel Kahn, Jean-Louis Mandel et Jean Weissenbach, ainsi que Philippe Menasché (recherche cellulaire en cardiologie), Margaret Buckingham (Institut Pasteur), Philippe Moullier (recherche sur la cécité génétique), François Gros (Académie des sciences), José-Alain Sahel (Institut de la vision) et Patrick Aubourg (Inserm) qui a développé, avec les fonds du Téléthon,  indique Le Figaro, une thérapie génique pour des enfants atteints d’une maladie du cerveau.

"Nous exprimons notre solidarité avec l’association afin qu’elle puisse poursuivre son action dans les meilleures conditions" déclare Marc Peschanski, directeur de l’I-Stem, cofinancé par l’AFM et l’Inserm.

Le Figaro ajoute que le Généthon Bioprod, un nouveau laboratoire du Généthon destiné à produire des médicaments de thérapie génique pour traiter des maladies rares sera inauguré le 30 novembre 2010. Il sera le premier centre de ce genre au monde. L’AFM souhaite que ce laboratoire permette de multiplier le nombre d’essais de thérapie génique dans le monde. On compte aujourd’hui 36 essais concernant en tout 30 maladies rares. Le Généthon Bioprod vise à fabriquer et mettre à disposition des "lots", c’est-à-dire des vecteurs aptes à transporter le gène thérapeutique dans l’organe ciblé, soit directement, soit par injection intra-veineuse, soit par inhalation. "Aucun laboratoire privé ne s’est montré intéressé par la fabrication de ces lots, faute de rentabilité" a déclaré Frédéric Revah, directeur général du Généthon.

Le Figaro (Yves Miserey) 19/11/10

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres