Enquête sur le don d’organes entre vifs

Publié le : 30 septembre 2011

Une enquête nationale sur l’évaluation de la qualité de vie des personnes ayant donné, de leur vivant, un rein à un de leur proche, a été réalisée en France pour la première fois.

Réalisée par l’Agence de la biomédecine et le service d’épidémiologie et d’évaluation cliniques du CHU de Nancy, l’enquête a porté sur 501 personnes par questionnaire envoyé à domicile entre mars et avril 2011, environ 3 ans après le don de rein. 3 donneurs vivants sur 4 ont accepté d’y participer.

L’enquête révèle que la plupart des donneurs sont des actifs, en moyenne âgés de 53 ans, et majoritairement des femmes. Le lien le plus fréquent entre donneur et receveur est celui de parents donnant à leur enfant (36%), suivi de celui entre membres d’une même fratrie (33%) puis entre conjoints (26%).

Les donneurs expliquent leur geste par le fait que leur proche pourra par la suite « mener une vie normale« , « retrouver goût à la vie« , « bénéficier d’une meilleure qualité de vie« .

Bien qu’un certain nombre de donneurs (26%) connaissent des complications pendant les 3 mois suivants le don (douleurs postopératoires, douleurs physiques résiduelles), 98% affirment qu’ils referaient ce geste qu’ils qualifient de « normal et naturel » et conseillent le don dans 94,5% des cas.

Un donneur vivant sur 2 souhaiterait cependant la mise en place d’une mesure d’inscription prioritaire sur la liste d’attente de transplantation dans l’hypothèse où ils auraient eux-mêmes besoin de recourir à une transplantation à l’avenir.

<p>Le Quotidien du médecin (Stéphanie Hasendhal) 30/09/11</p>

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