Enquête au Planning familial

Publié le 30 Juin, 2011

Plusieurs journalistes de l’Homme Nouveau ont mené une enquête afin de connaître de l’intérieur le discours, les conseils et les “services” prodigués par les centres de Planning familial en matière d’avortement (1). Suivant différents scénarios soigneusement préparés, elles ont sondé les conseillères sur différentes problématiques. Les enquêtrices témoignent avoir “rencontré plusieurs sortes de femmes, certaines extrêmement douces, d’autres moins. Certaines avaient des propos véritablement choquants. (…) Au Planning, on ne parle jamais de bébé ni d’enfant, mais de ‘grossesse’…” Elles ont aussi pu constater combien “l’ambiance générale est à la revendication et à la liberté sexuelle” aussi bien dans les propos tenus que les publicités. Focus sur des rencontres édifiantes au Planning familial.

 

Incitation à l’avortement

 

Créé en 1956, le Planning familial est aujourd’hui “l’un des plus gros organismes mondiaux d’incitation à l’avortement et à l’utilisation de la contraception“. Si le Planning affirme se battre pour que les femmes aient le choix, les jeunes journalistes eurent plutôt l’impression lors de leurs entretien que les conseillères se battaient “pour qu’elles fassent le choix de l’avortement“. L’avortement est banalisé : “C’est comme si on vous arrachait une dent“. L’enfant n’est présent que s’il fait l’objet d’un projet parental. A l’une des jeunes filles qui fait valoir qu’après l’avortement, il n’y a plus de bébé alors qu’il y en a bien un avant, la conseillère répond : “il ne faut pas penser les choses de cette manière. Il y a un bébé si vous le désirez, si vous avez un projet parental“. A la question de savoir si l’enfant souffrira de l’avortement, la même conseillère répond : “non, certainement pas. Vous savez, peut-être même qu’il y prend du plaisir, on n’en sait rien“. Une autre manifeste un lapsus permanent, confondant échographie et IVG comme si elle était obsédée par le but à atteindre. Le syndrome post-abortif est nié : “C’est un petit acte dont on ne ressent pas de conséquences“. La grossesse est placée au même niveau que les maladies sexuellement transmissibles et dont il faudrait se prémunir : une affiche étale ainsi le slogan suivant : “si vous avez des problèmes avec la drogue ou l’alcool, si vous contractez le virus du sida ou une grossesse, contactez le Planning familial. ” Remarque révélatrice enfin : à une jeune fille qui demande si elle a droit à des aides pour garder son bébé, on répond : “Si vous voulez le garder, ce n’est plus du ressort du Planning familial.

 

Mesures illégales

 

Pour faciliter l’accès à l’avortement, les conseillères du Planning n’hésitent pas à  contrevenir à la loi. Une jeune fille prétendant avoir dépassé le délai légal de l’IVG en France se voit conseiller d’aller se faire avorter aux Pays-Bas : “nous connaissons bien un médecin aux Pays-Bas, cela fait trente ans que nous lui envoyons des femmes, il peut faire des avortements jusqu’à 7 mois.” Les jeunes femmes se voient également remettre des ordonnances pré-signées, par des femmes non médecins, et antidatée qui permettent de contourner le délai de réflexion obligatoire de 8 jours prévu par la loi entre l’entretien au Planning et la consultation médicale pour une IVG. 

 

Le père occulté

 

Au Planning familial, la liberté de la femme se mesure à son degré d’indépendance par rapport à l’homme qui se voit complètement écarté de la prise de décision sur l’issue de la grossesse. Pire encore, il est rendu coupable de soumettre la femme à d’insupportables pressions. Inutile de préciser, dès lors, qu’il n’a aucun droit sur le devenir de l’enfant qu’il a pourtant contribué à concevoir. 

 

1-Hors-série, L’Homme Nouveau, « J’ai voulu avorter. Enquête au Planning familial », N°3

 

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