Enquête au Planning familial

Publié le : 1 juillet 2011

Plusieurs journalistes de l’Homme Nouveau ont mené une enquête afin de connaître de l’intérieur le discours, les conseils et les « services » prodigués par les centres de Planning familial en matière d’avortement (1). Suivant différents scénarios soigneusement préparés, elles ont sondé les conseillères sur différentes problématiques. Les enquêtrices témoignent avoir « rencontré plusieurs sortes de femmes, certaines extrêmement douces, d’autres moins. Certaines avaient des propos véritablement choquants. (…) Au Planning, on ne parle jamais de bébé ni d’enfant, mais de ‘grossesse’… » Elles ont aussi pu constater combien « l’ambiance générale est à la revendication et à la liberté sexuelle » aussi bien dans les propos tenus que les publicités. Focus sur des rencontres édifiantes au Planning familial.

 

Incitation à l’avortement

 

Créé en 1956, le Planning familial est aujourd’hui « l’un des plus gros organismes mondiaux d’incitation à l’avortement et à l’utilisation de la contraception« . Si le Planning affirme se battre pour que les femmes aient le choix, les jeunes journalistes eurent plutôt l’impression lors de leurs entretien que les conseillères se battaient « pour qu’elles fassent le choix de l’avortement« . L’avortement est banalisé : « C’est comme si on vous arrachait une dent« . L’enfant n’est présent que s’il fait l’objet d’un projet parental. A l’une des jeunes filles qui fait valoir qu’après l’avortement, il n’y a plus de bébé alors qu’il y en a bien un avant, la conseillère répond : « il ne faut pas penser les choses de cette manière. Il y a un bébé si vous le désirez, si vous avez un projet parental« . A la question de savoir si l’enfant souffrira de l’avortement, la même conseillère répond : « non, certainement pas. Vous savez, peut-être même qu’il y prend du plaisir, on n’en sait rien« . Une autre manifeste un lapsus permanent, confondant échographie et IVG comme si elle était obsédée par le but à atteindre. Le syndrome post-abortif est nié : « C’est un petit acte dont on ne ressent pas de conséquences« . La grossesse est placée au même niveau que les maladies sexuellement transmissibles et dont il faudrait se prémunir : une affiche étale ainsi le slogan suivant : « si vous avez des problèmes avec la drogue ou l’alcool, si vous contractez le virus du sida ou une grossesse, contactez le Planning familial.  » Remarque révélatrice enfin : à une jeune fille qui demande si elle a droit à des aides pour garder son bébé, on répond : « Si vous voulez le garder, ce n’est plus du ressort du Planning familial. « 

 

Mesures illégales

 

Pour faciliter l’accès à l’avortement, les conseillères du Planning n’hésitent pas à  contrevenir à la loi. Une jeune fille prétendant avoir dépassé le délai légal de l’IVG en France se voit conseiller d’aller se faire avorter aux Pays-Bas : « nous connaissons bien un médecin aux Pays-Bas, cela fait trente ans que nous lui envoyons des femmes, il peut faire des avortements jusqu’à 7 mois. » Les jeunes femmes se voient également remettre des ordonnances pré-signées, par des femmes non médecins, et antidatée qui permettent de contourner le délai de réflexion obligatoire de 8 jours prévu par la loi entre l’entretien au Planning et la consultation médicale pour une IVG. 

 

Le père occulté

 

Au Planning familial, la liberté de la femme se mesure à son degré d’indépendance par rapport à l’homme qui se voit complètement écarté de la prise de décision sur l’issue de la grossesse. Pire encore, il est rendu coupable de soumettre la femme à d’insupportables pressions. Inutile de préciser, dès lors, qu’il n’a aucun droit sur le devenir de l’enfant qu’il a pourtant contribué à concevoir. 

 

1-Hors-série, L’Homme Nouveau, « J’ai voulu avorter. Enquête au Planning familial », N°3

 

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