Des greffes de peau réalisées à partir d’une imprimante 3D

Publié le : 28 octobre 2014

Le prix James Dyson décerné à des projets innovants étudiants vient d’être remis à deux étudiants Arianna McAllister et Lian Leng de l’université de Toronto pour l’invention de la bio-imprimante Print Alive. Cette imprimante, pas plus grande qu’un micro-onde, rapide et peu coûteuse, permet de produire des greffons humains qui pourraient être particulièrement utiles aux grands brûlés.

 

Aujourd’hui, pour soigner les grands brûlés, les médecins doivent prélever des échantillons de peau saine et les greffer sur les parties brûlées. Cette étape douloureuse devrait être supprimée. L’impression 3D  de grandes couches de peau inclurait ses constituants : follicules pileux, les cavités dans lesquelles les poils prennent naissance, les glandes sudoripares qui sécrètent la sueur, et ce, à partir des propres cellules du patient. Les problèmes de rejets des tissus sont ainsi éliminés.

 

Pour le docteur Marc Jeschke qui a aidé les étudiants, « 90% des brûlures surviennent dans les pays à revenu faible et moyen, avec de plus grandes mortalité et morbidité dues à des systèmes de soins de santé mal équipés et à un accès insuffisant à des établissements de soins pour brûlés. Régénérer la peau en utilisant les propres cellules souches du patient peut diminuer de façon significative le risque de décès dans les pays en développement ».

 

L’imprimante est encore en période d’expérimentation, les essais sur l’homme ne sont pas prévus avant 3 ans.

<p>Sciences et Avenir (Lise Loumé) 28/10/2014</p>

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