Des différences nettes entre le cerveau social des hommes et celui des femmes

Publié le : 20 mars 2020

Publiée le 18 mars 2020 dans la revue Science Advances, une étude menée par une équipe de chercheurs d’Allemagne, du Royaume-Uni, des États-Unis et des Pays-Bas démontre qu’il existe des différences majeures entre les sexes dans le cerveau social humain[1].

 

Les chercheurs ont étudié les données de fond et les scans IRM du cerveau de 10 129 participants masculins et féminins, enregistrés sur la base de données de la Biobank britannique. L’équipe de recherche a identifié « les facteurs sociodémographiques et les facteurs liés au mode de vie qui étaient communs à l’un ou l’autre sexe » tels que « le nombre de personnes dans un ménage, le fait qu’une personne soit mariée, le degré de satisfaction qu’elle éprouve dans ses relations et le degré de soutien social ». Ces données ont été comparées avec « les scanners cérébraux » des participants, en étudiant précisément « 36 parties du cerveau dont la recherche antérieure a montré qu’elles étaient impliquées dans le traitement des signaux sociaux et du comportement ».

 

Ces comparaisons révèlent des différences manifestes entre les hommes et les femmes dans les régions du cerveau, telles que celles qui composent le système limbique, le cortex préfrontal ventromédien et l’amygdale. Les différences sont nettes entre les sexes « dans des domaines qui pourraient être liés à des activités sociales telles que la création de liens affectifs ou l’établissement de contacts sociaux intenses ».

 

« Grâce à une modélisation probabiliste de l’anatomie du cerveau et des relations sociales chez environ 10 000 individus, nous avons pu définir de riches schémas de similarité et de dissemblance dans les cerveaux des hommes et des femmes. Bien que notre approche transversale ne puisse pas démêler la nature et l’éducation, on peut supposer que les effets de plasticité à long terme dans les circuits cérébraux sociaux masculins ou féminins sont différents et parfois opposés du fait de la vie dans les mêmes environnements sociaux. Les interactions sociales quotidiennes avec la famille, les amis et les collègues peuvent influencer les circuits cérébraux différemment chez les hommes et les femmes. Cette observation aurait des implications considérables à l’échelle de l’évolution, du développement, de la biorégulation et de la sociologie. Notre enquête quantitative soutient l’idée que la survie humaine a été optimisée vers des stratégies spécifiques au sexe pour naviguer avec succès dans le monde social », a conclu l’équipe de recherche.

 

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[1] « Des recherches antérieures sur le comportement social chez les primates, y compris les humains, ont conduit à une théorie appelée « l’hypothèse du cerveau social ». Elle est basée sur l’idée que la raison pour laquelle les primates ont un cerveau aussi volumineux est le besoin de traiter de très grandes quantités d’informations sociales ».

<p> </p> <p style="margin: 0px;text-align: justify;line-height: normal"><span style="margin: 0px;font-size: 10pt">Medical X Press Bob Yirka (19/03/2020)</span></p> <p style="margin: 0px;text-align: justify;line-height: normal"><span style="margin: 0px;font-size: 10pt">Science Advances (18/03/2020)</span></p> <p> </p>

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